«Nous sommes sur un territoire fortement impacté et meurtri par la disparition de la sidérurgie, rappelle André Corzani, maire de Joeuf-conseiller général-président du Pays de Briey. Il faut se souvenir que les dernières restructurations se sont terminées il y a à peine 5-6ans.» Avec un impact sur la population, certaines communes perdant jusqu'à 30% d'habitants. «Mais la courbe démographique est repartie à la hausse. Ce nouveau dynamisme s'explique par le fait que nous sommes sur un territoire attachant qui a des pratiques et des traditions ancestrales. Lesquelles permettent de préserver nos capacités d'action.» À cela s'ajoute l'action du Pays de Briey qui fédère les communautés de communes, ainsi qu'un effort en terme de diversification, d'offre et de capacité d'accueil des entreprises. Mais la crise n'épargne pas le territoire. «Nous avons vu notre taux de chômage grimper de 37% en un an. Cela s'explique par plusieurs phénomènes.»
Influence de zones attractives
Comme le fait que le bassin soit sous l'influence des zones attractives que sont Metz, le sillon mosellan et le Luxembourg. «54% des salariés du bassin travaillent à l'extérieur. Dans le même temps, le travail frontalier pèse de plus en plus lourd. En période de crise, cela fragilise encore plus le territoire.» Lequel est marqué par une forte présence de l'industrie automobile (avec la Sovab qui «est la plus grosse entreprise du département» ou encore Norma et Edscha, deux entreprises qui subissent la conjoncture). Ce qui n'empêche pas le territoire d'aller de l'avant. Des projets sont en cours notamment dans le domaine de l'environnement (voir ci-dessous) et de l'aéronautique avec l'arrivée, à Chambley, de Geci international pour la construction de son avion Skylander.
Depuis 5-6ans, le bassin de Briey sort d'une restructuration extrêmement lourde de ses sites sidérurgiques et miniers. La reconversion du territoire est en route.