Le groupe de presse breton Télégramme descend à 19 % dans le capital de Phileas désormais contrôlé majoritairement par Benoît Roby, qui dirige l’agence à Rennes, et Sylvie Lyautay, son adjointe à Brest. À eux deux, ils détiennent 73 %, partagés à parts égales. Deux autres collaborateurs rennais, Vincent Monmaur et Christophe Jambin, obtiennent 4 % chacun.
« Aller plus loin, plus vite, plus haut »
Arrivé en 2008 chez Phileas qu’il dirige depuis, Benoît Roby en reprend donc les rênes. Un projet qu’il mène depuis plusieurs mois, en équipe. « Nous tournons une page ; ce n’est pas un divorce, tient-il à préciser. Nous assumons une certaine prise de risque et avons porté la volonté de racheter l’agence qui a évolué depuis cinq ans, passant d’un studio de production à une agence conseil en communication référente sur le Grand Ouest », explique-t-il, satisfait de sa nouvelle indépendance. Il confie retrouver une certaine agilité et une réactivité, pour « aller plus loin, plus vite, plus haut ». Ces derniers temps, comme de nombreuses enseignes de son secteur, Phileas avait subi la crise. Sa marge brute, qui était montée à quatre millions d’euros, s’est effritée d’un million. Ses effectifs aussi ont dû être réduits cette année, notamment à Brest. L’agence emploie aujourd’hui 30 personnes, alors qu’elle était montée à 50 emplois. Benoît Roby défend une enseigne « stable », proche de ses nombreux clients.
Un déménagement à Rennes
Ce rachat se traduit aussi par un déménagement à Rennes, du quartier de la gare à la place Saint-Melaine, pour des locaux plus grands (350m²). À Brest, l’agence reste hébergée par le Télégramme, mais « le centre névralgique se déplace vers Rennes », selon Benoît Roby qui vise un marché Ouest, mais aussi national, à travers Paris, « un axe fort de développement ». Une nouvelle présentation est en ligne sous une nouvelle signature - « on va s’aimer » - qui entend traduire des relations de proximité. « La com’ d’aujourd’hui doit être plus sincère, porter plus de sens, un discours moins emballé, moins "pub" », estime Benoît Roby.