Bretagne Céramique Industrie : Nouveau tour de main
# Industrie # Investissement

Bretagne Céramique Industrie : Nouveau tour de main

Avec une nouvelle machine, Bretagne Céramique Industrie poursuit sa diversification dans le culinaire grand public. Délaissant progressivement son créneau originel de l'agroalimentaire.

Bretagne Céramique Industrie peaufine actuellement les réglages d'une nouvelle machine de coulage sous pression qui aura nécessité un investissement de 100.000 €. L'industriel implanté à Languidic poursuit ainsi sa diversification vers le culinaire et ses réseaux de distribution. Et ce afin de pallier une baisse de la demande de l'industrie agroalimentaire. Celle-ci est actuellement moins preneuse de packagings en céramique à valeur ajoutée. La part de l'emballage industriel pèse aujourd'hui moins de 35% de son chiffre d'affaires alors qu'elle en occupait la totalité il y a dix ans.




«Concurrence mondiale»

Bretagne Céramique Industrie n'en demeure pas moins prestataire d'entreprises agroalimentaires bretonnes telles que Loste-Grand saloir (Ille-et-Vilaine). «Nous avons été présents chez Onno à Pontivy mais ils ont stoppé l'utilisation de céramiquepour des raisons de coût», explique le P-dg Vincent Vallée. Les évolutions de la GMS, avec la disparition du rayon ?coupe? au profit du ?libre-service? ne jouent pas non plus en faveur du fournisseur, qui fait face à la concurrence de céramiques ?low cost? en provenance d'Asie. «Il faut avoir en tête le coût d'une unité issue d'un container à 50.000 pièces en provenance de Chine. Nous sommes soumis à une concurrence mondiale, en même temps qu'à une législation européenne de plus en plus drastique. Et je ne parle pas de ce concurrent portugais qui ne paye ni ses impôts ni ses charges. Depuis 2000, on assiste en France à un renchérissement du coût de la main-d'oeuvre, nous chauffons au gaz alors que l'énergie a augmenté de 90% en cinq ans: nous avons une arme lourde braquée dans le dos alors nous avons intérêt à avancer de plus en plus vite...», constate Vincent Vallée.




25% à l'export

Bretagne Céramique Industrie redouble donc d'investissements dans le marketing (5% de son chiffre d'affaires), la R & D (6 à 7%). BCI produit 800.000 à 1million de plats par an, dont 25% sont vendus à l'export. «Avec 0,5% de croissance en France, nous ne pouvons que viser un développement à l'export, certains marchés émergents nous intéressent particulièrement», note Vincent Vallée. Plus localement, sa marque de produits culinaires Appolia lui permet d'être aujourd'hui présent dans des magasins comme par exemple Ambiances et Styles à Vannes.

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