« Je suis très heureuse d’avoir gagné ce prix. J’espère sincèrement que cela nous aidera à mieux nous faire connaître et que nous pourrons recruter plus d’adhérents. Nous voulons organiser plus d’événements, peser plus lourd et donc sensibiliser davantage sur notre cause », a réagi Sylvie Hernando à l’annonce de son prix. Elle préside le réseau toulousain de BPW, Business and Professional Women, qui a obtenu le Trophée des réseaux 2017, organisé par le Journal des entreprises et remis dans le cadre de la Nuit des réseaux, qui s’est tenue le 7 mars dernier au centre de congrès Pierre Baudis.
Un réseau international
Le thème du Trophée 2017 était "La place de la femme dans l’entreprise". BPW est aujourd’hui peu connu à Toulouse. Pourtant, cette antenne fait partie d’une organisation internationale, présente dans 98 pays, qui fédère 30 000 femmes au total. Fondée il y a 35 ans aux Etats-Unis, BPW est une association militante qui organise des actions de lobbying auprès de l’ONU Femmes et du conseil de l’Europe. Son combat : l’égalité professionnelle homme-femme à travers le monde. Sur Toulouse, la jeune association créée en 2013, et présidée par Sylvie Hernando depuis 2015, compte une dizaine d’adhérentes aujourd’hui : des auto-entrepreneuses, des cadres dans la gestion, les ressources humaines, la finance...
Actions de sensibilisation des étudiants et des entreprises
Comment agit l’association ? Les adhérentes sont intervenues par exemple auprès de l’école de commerce TBS, pour sensibiliser les étudiants à ces questions d’égalité. Elles agissent aussi auprès d’entreprises et ont par exemple participé à l’animation d’un atelier lors d’une journée Gender Equity chez Airbus. Enfin, l’Equal Pay Day fait le bilan chaque année de la différence de rémunération entre les hommes et les femmes. Cette année, l’association s’intéresse plus particulièrement au cas des femmes dans le domaine scientifique. Autre domaine d’action de BPW : coacher et rassurer les femmes dans leur parcours professionnel : « Les femmes ont très souvent le syndrome de la bonne élève, plus que les hommes. Alors ils nous passent souvent devant, car sont meilleurs que nous pour s’afficher ! », résume la présidente.
Recherche adhérentes
Réunies tous les mois dans un restaurant, les adhérentes de BPW se motivent entre elles et s’encouragent. Militantes, elles sont aussi chargées de faire passer le plus de messages possibles, grâce aux outils mis en place par l’organisation internationale. Avec une cotisation annuelle de 90 euros seulement, elles espèrent accueillir plus d’adhérentes cette année. Il y a encore beaucoup à faire selon elles !
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