Bouyer-Leroux : La scop s'impose en France et ambitionne l'international
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Bouyer-Leroux : La scop s'impose en France et ambitionne l'international

Bâtiment Dans un marché en chute libre, le premier fabricant français de briques bénéficie du rachat d'Imérys Structure il y a un an. Le modèle coopératif lui assure de plus des moyens pour poursuivre ses investissements.

Un an après l'acquisition d'Imérys Structure, Roland Besnard respire. L'enjeu était de taille, puisqu'avec ce tour de force, Bouyer-Leroux qu'il préside depuis 2009, a doublé de taille. Désormais, le fabricant choletais de briques s'impose comme le numéro un français du secteur tant en terme de chiffre d'affaires, que de part de marché (plus de 50 %) et de volumes fabriqués.




4,5 M€ investis sur l'ancien site d'Imérys

Fort de neuf sites de production répartis sur l'Hexagone, Bouyer-Leroux couvre le territoire national et se permet même d'affronter l'un de ses principaux concurrents sur son marché historique, à savoir le leader mondial Wieneberger en Alsace. « Cette présence nationale nous a permis de gagner des parts de marché et a limité la baisse des ventes à -3 %, soit moins que le marché de la construction (1) », souligne Roland Besnard. La stratégie consiste désormais à capitaliser sur les atouts de chaque entité et à mener de front diversification et innovation. Ainsi, un investissement de 4,5 millions d'euros vient d'être réalisé à la Boissière-du-Doré (Loire-Atlantique) pour spécialiser cette ex-usine d'Imérys dans la production de coffres et de linteaux en terre cuite de grande longueur (+ de 3 mètres) tel que des coffres pour volet roulant (capacité de 10.000 tonnes). 35 salariés y travaillent contre 28 avant le rachat. « Nous avons consacré 11 millions d'euros aux investissements en 2014 et le même montant est programmé en 2015 », annonce le dirigeant, mettant en avant le modèle coopératif « très pertinent » pour une entreprise industrielle, « il nous garantit des moyens financiers pour investir dans l'outil, puisque la moitié du résultat doit chaque année abonder les fonds propres ». D'ici à 4 ans, les ex-salariés d'Imérys (360) deviendront également sociétaires de la scop.




Diversification avec le rachat de la marque Woestlant

La diversification de son côté prend une nouvelle dimension avec le rachat en 2014 de l'outil de production et de la marque Woestlant, un fabricant de bardage en terre cuite du Pas-de-Calais liquidé. Cette nouvelle activité a été rapatriée à la Séguinière où une nouvelle ligne de production dédiée sera installée en 2015. « Notre ambition est de produire 100.000 m² de ces bardages et de les vendre à l'international (Pays-Bas et Pologne). » Une première pour Bouyer-Leroux qui diversifie aussi ses marchés en accentuant ses positions sur le collectif avec l'ambition de réaliser le tiers de ses ventes contre le quart en 2013 et 10 % en 2010. Côté innovation, la scop complète ses gammes de produits aux performances thermiques renforcées et adaptées aux exigences climatiques de chaque région. En octobre, sortira un mur double à très haute performance dédié à la maison individuelle haut de gamme. En revanche, le projet de construction d'un site industriel en Seine-Maritime où le Choletais possède une centaine d'hectares de terres est plus que jamais soumis à la reprise du marché de la construction.

Bouyer-Leroux



Président : Roland Besnard CA consolidé : 155 M€ au 30 septembre 2014 Rentabilité supérieure à 5 % Effectif : 730 salariés 02 41 63 76 16 www.bouyer-leroux.com


(1) - 11,6 % entre septembre 2013 et août 2014 - source Commissariat général au développement durable.

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