Biens immobiliers de l'État : Castéja et l'Esog vendus d'ici fin 2013
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Biens immobiliers de l'État : Castéja et l'Esog vendus d'ici fin 2013

Logement Une liste de biens à vendre sera bientôt rendue public par l'État. Les opérateurs auront obligation d'y installer des logements sociaux en échange d'une décote.

À vendre ancien hôtel de police de Bordeaux, rue Castéja, 12.800 m², prix à débattre. Si intéressé, répondre à l'appel d'offres qui sera lancé d'ici à la fin juin. L'hôtel Castéja n'est pas le seul bien immobilier bientôt mis en vente par l'État. L'ancienne école de gendarmerie de Libourne, l'Esog, est également à vendre ainsi que quelques autres biens. « Je suis actuellement en train d'établir une liste de biens à céder dans l'ensemble de l'Aquitaine, explique Michel Delpuech, le préfet de région. Nous ciblons les zones tendues. Cette liste devrait être publiée très bientôt puis des appels d'offres seront lancés je l'espère d'ici fin juin. » Tout opérateur pourra alors y répondre en respectant un cahier des charges précis.




Prix en baisse si logements sociaux suffisants

Ces mises en vente de terrains et de biens immobiliers de l'État répondent à la volonté de mobiliser du foncier public à des fins de construction de logement et notamment de logements sociaux. « Jusqu'à présent quand l'État vendait un bien, France Patrimoine s'occupait de fixer un prix dans un souci de favoriser au mieux le patrimoine de l'État. On ne se préoccupait pas de ce que le bien devenait, précise le préfet. Pour favoriser la construction de logements sociaux, la loi Duflot instaure un système de décote pour la part des biens utilisé pour le logement social. En clair, le prix au mètre carré est inférieur si les opérateurs construisent du social. » En Gironde, Castéja et l'Esog sont les deux plus gros dossiers. « L'ancien hôtel de police dispose de 12.800 m². 150 logements sont possiblement aménageables et l'État souhaite 60 à 65 % de logements sociaux, explique Michel Delpuech. À Libourne, nous avons décidé de scinder le lot Esog en deux. La partie historique dite caserne Lamarque, sera sans doute cédée aux collectivités. La mairie de Libourne et la communauté d'agglomération se sont montrées intéressées. Pour la partie dite caserne Poteau, plus récente, nous n'avons pas encore défini le nombre de logements et la part de logements sociaux mais comme Libourne n'est pas une zone en tension cela devrait être au minimum 25 %. Sur ce second lot, il existe aussi des espaces à construire. On peut imaginer aussi des équipements publics ou des bureaux. Nous sommes ouverts. » Ce lot a été estimé à 2,5 millions d'euros par France Patrimoine. Devraient également être inscrits sur la liste un terrain à Caudéran, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, et la dizaine de maisons individuelles de l'aviation civile à Mérignac, allée Adrienne Bolland. « Pour le moment elles sont mises à disposition gratuitement à Gironde habitat pour reloger des familles. Cette destination finale devrait rester dans l'appel d'offres » ajoute le préfet qui se donne comme objectif fin 2013 pour avoir vendu ces biens. .E

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