C'est un investissement majeur que s'apprête à mener le groupe PGS en Gironde. 50 millions d'euros pourraient être dépensés pour construire une nouvelle usine. Le site actuel, situé à Belin-Beliet, s'étend sur 24ha, et dispose de près de 60 ha de réserves foncières aux alentours. C'est donc sur un terrain voisin que la nouvelle usine doit voir le jour. « Il s'agit d'investir plus que le chiffre d'affaires de Beynel. Il ne faut donc pas se tromper, explique Jean-Louis Louvel, président de PGS. Nous sommes actuellement en train de « phaser » le projet en trois ou quatre étapes, c'est-à-dire sur 3 ans ». Le projet a vocation à intégrer le programme Usine du futur.
Nouvelle scierie
La phase 1 pourrait être annoncée en fin d'année ou début 2016, et la nouvelle unité être opérationnelle entre un an et demi et 2 ans plus tard. Si le projet voit le jour dans sa globalité, il permettra de revoir tout le process actuel : parc à grumes, écorçage, séchage... Le procédé Above + (Aboutage de bois vert), lancé dans le cadre du pôle de compétitivité Xylofutur, serait développé sur place. Surtout, la nouvelle scierie devrait produire 250.000t de bois de palettes par an, contre 150.000t actuellement. « L'idée est de conserver la vieille dame et d'implanter à ses côtés une petite jeune », déclare Jean-Louis Louvel. Le site pourrait alors alimenter nos fabriques de palettes, surtout à courte distance. Je veux notamment parler de Préchac, où nous sommes présents depuis 2 ans suite au rachat d'Arnaud, et de l'Espagne ».
Investissement en Espagne
Pour Jean-Louis Louvel, l'avenir de Beynel se joue au Sud de l'Aquitaine. La société a pris une participation au capital de la scierie espagnole Maderas Jose Saiz (30 millions d'euros de chiffre d'affaires) en juin 2014 qui doit lui apporter « une sécurisation des approvisionnements. C'est en Espagne que seront les marchés de demain », considère le président de PGS. Il a d'ailleurs ouvert une unité de production de palettes à Vila Real, en partenariat avec Maderas Jose Saiz, en avril dernier.
Bâtiment flambant neuf en pin maritime
L'investissement programmé à Belin-Beliet permettrait à l'usine de conforter son statut de plus grosse scierie de sciage à palette de France. Depuis son rachat en février 2009, le groupe PGS y a investi 12,5 M?. La partie stockage a été agrandie, une nouvelle ligne de production de palettes a été installée, et un bâtiment (en pin maritime, cela va de soi) abritant les bureaux a vu le jour. Le site, qui génère 47 millions d'euros de chiffre d'affaires, emploie 200 salariés et 50 à 80 intérimaires en haute saison. Pour PGS, qui dispose de 40 implantations en France, il a l'avantage d'être le seul à regrouper tous les métiers : fabrication, scierie, services... Et il dispose d'une plateforme de stockage gigantesque suite à la tempête de 2009. C'est sur cette aire de 32 ha qu'une partie du bois de tempête a été entreposée. « Nous avions 600.000t, il nous en reste 200.000t, précise Térésa Guerreiro, Dg de Beynel. Cela constitue une source d'approvisionnement non négligeable, à laquelle nous ajoutons Smurfit Kappa, Alliance, notre exploitation et quelques achats en bord de route ».
Beynel
(Belin-Béliet) Dg : Térésa Guerreiro CA 2014: 47 M€ 200 salariés
Groupe PGS
(St-Etienne de Rouvray) Président : Jean-Louis Louvel CA 2014 : 211,8 millions d'euros 1.300 salariés 40 sites 25 millions de palettes/an www.groupepgs.com