Il y a un an, les pouvoirs publics ont décidé par décret de rapprocher les deux régions viticoles - Provence et Vallée du Rhône - pour ne former qu'un seul bassin et conduire à la fusion des interprofessions. La filière viticole Provence s'est récemment regroupée au sein d'une association pour dénoncer cette décision qui «représente un risque majeur pour son développement», souligne Jean-Jacques Breban, qui a pris la présidence. La filière viticole de Provence constate que la mise en place d'un bassin Rhône-Provence est un amalgame de régions d'intérêts différents. La Provence est leader mondial de la production de rosé et les consommateurs perçoivent cette spécificité. Bref, la stratégie proposée par les viticulteurs provençaux depuis de nombreuses années, tant en matière de segmentation que de gouvernance et de développement, est en totale cohérence avec la perception du consommateur et les attentes des marchés. L'association entend donc opposer à cette décision une vraie politique de développement régionale, qui a aujourd'hui fait ses preuves. Leur bassin répond à une logique économique - le marché du rosé - et une identité de région - la Provence - qui ne peuvent être noyés dans un grand ensemble incluant la Vallée du Rhône. Si le gouvernement reste sur ses positions - 11 bassins en France et c'est tout - alors, Jean-Jacques Breban préfère encore que la Provence se retrouve aux côtés de la Corse, qui elle, a obtenu son bassin.
Les pouvoirs publics veulent réunir autour d'un même Bassin viticole la Provence et la Vallée du Rhône. Une décision contestée par les viticulteurs provençaux qui montent au créneau.