Sur une même zone d'activités, plusieurs dizaines d'entreprises se regroupent pour négocier au mieux un contrat de sécurité avec, par exemple, des rondes régulières de gardiennage ou l'installation de systèmes de vidéoprotection. Sur le papier, la solution semble idéale, mais dans les faits elle se heurte encore à de nombreuses réticences. Comment s'effectue la répartition de ce contrat de sécurité entre petites et grosses entreprises cohabitant sur une même zone et n'ayant pas les mêmes intérêts en termes de sécurité? Fédérer un groupe d'entreprises se heurte également souvent à un autre écueil. En voyant une entreprise voisine souscrire ce type de contrat, certains dirigeants peuvent se sentir protégées par la surveillance exercée à proximité de leurs propres locaux.
Rôle du syndic
Le bon fonctionnement de ce type de mutualisation dépend en général du syndic ou du gestionnaire du parc d'activités. «Ce type de solution de gardiennage mutualisé fonctionne bien lorsque le syndic de la zone est bien organisé. Ces contrats prévoient généralement des rondes de nuit et le week-end. En période estivale, la surveillance pourra aussi s'effectuer de jour», explique Olivier Payen, président de Seris Security.
Pour nombre d'entreprises, le coût d'un prestataire de sécurité s'avère rédhibitoire. Pour celles installées sur une zone d'activités, la solution réside souvent dans la mutualisation des moyens.