Le parc Spirou, qui a vu le jour à Monteux, entre Avignon et Carpentras, dans le Vaucluse, en 2018 et qui est passé dans le giron du groupe Média Participations en 2020, a tout récemment racheté le parc aquatique Wave Island, son voisin, situé à quelques centaines de mètres. Affichant 6,1 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022, ce dernier emploie 15 salariés permanents et 250 saisonniers. Le rapprochement permet de constituer une offre globale susceptible d’attirer 500 000 visiteurs par an. "Dès début juillet, nous avons proposé des billets combinés pour les deux parcs et cela a plutôt fonctionné", confie Hervé Lux, directeur général du Parc Spirou depuis 2020. "Nous avons clairement la même cible. Un parc aquatique est toujours complémentaire d’un parc à thème", poursuit-il, évoquant l’idée qu’à terme des personnages du Parc Spirou puissent également connaître des aventures aquatiques.
Le cap des 500 000 entrées
Wave Island totalise en moyenne 150 000 visiteurs par an. Le parc Spirou a fini sa saison 2023 à 320 000 entrées, pour un chiffre d’affaires qui dépasse les 10 millions d’euros. "En cumulant les deux, nous frôlons les 500 000 visiteurs, ce qui nous positionne dans le groupe de haut des parcs d’attractions régionaux (le parc Walibi, situé en Lyon et Grenoble, enregistre 500 000 visiteurs, NDLR). Avec un seul opérateur pour les deux sites, nous allons pouvoir mutualiser la communication, le marketing et être plus efficaces". Le directeur envisage en outre, à un horizon de 5 à dix ans de créer de l’hébergement afin de proposer des séjours sur plusieurs jours afin de profiter des deux parcs, mais également de visiter la région.
Plus de 10 millions d’investissement dans les attractions
Depuis sa reprise par Média Participations, qui regroupe de nombreuses maisons d’édition, dont les éditions Dupuis depuis 2004, le Parc Spirou a investi plus de 10 millions d’euros afin de développer de nouvelles attractions liées à la bande dessinée et au Journal de Spirou (Lucky Luke, les Schtroumpfs, Gaston Lagaffe, le Marsupilami…). Le parc est ainsi passé de 10 à 25 attractions et la phase 1 d’occupation des cinq premiers hectares du site (qui en compte neuf, NDLR) est achevée.
"Nous avons trouvé notre ancrage régional, notre visibilité et nos visiteurs. Notre situation géographique nous place à la croisée de trois régions : Paca, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie, sans parler des touristes qui viennent visiter le secteur en été", explique Hervé Lux, qui envisage de continuer sa marche en avant. "Nous avons ainsi prévu, à l’horizon 2026, d’entamer la poursuite du développement du parc sur les hectares qui nous restent", avec de nouvelles attractions et des hébergements.
Au total, les deux sites emploient 350 salariés, dont 35 permanents. S’il n’existe pas, à l’heure actuelle, d’études sur les retombées économiques du parc, Hervé Lux conclut en rappelant que : "Nous faisons également travailler de nombreux sous-traitants locaux, nous avons mis en place des circuits courts pour la restauration et nos investissements et nos nouvelles attractions font intervenir de nombreuses entreprises".