La PFA a été créée en 2009 lors des états généraux de l'automobile. Comment se porte la filière en Pays de la Loire?
Certaines régions ont été plus impactées que d'autres dans la crise qui a touché le secteur. On estime globalement entre 20 et 25% la baisse de l'activité. Le salut de la filière passe donc par l'amélioration de la compétitivité de nos entreprises afin de maintenir des productions en France.
Comment la PFA va-t-elle travailler sur le terrain?
La plateforme est un lieu de remontée d'idées vers le niveau national. Nous en faisons ensuite des problématiques à redescendre en régions. L'Institut automobile duMans est notre bras armé sur le terrain, il doit peser en Pays de la Loire et fédérer davantage d'industriels locaux. Nous nous appuyons donc sur lui pour relayer nos actions nationales comme le lean manufacturing, déployé dans le cadre du dispositif Dinamic entreprises. Nous lançons d'ailleurs une campagne nationale de formation et d'accompagnement à la mise en oeuvre de cette pratique.
Quels sont les effets concrets du lean sur la productivité?
Le lean n'est pas qu'une simple chasse aux coûts. Il permet des gains de productivité à deux chiffres en optimisant la production. C'est une démarche de terrain qualitative, au plus près des opérationnels. Au plan national, nous nous fixons l'objectif de 15% d'économie dans le fonctionnement de 300 sous-traitants de la filière. En maintenant la compétitivité de l'industrie automobile, grâce au lean manufacturing, nous reculons l'échange des délocalisations.
Lors de leur passage en Sarthe, les représentants de la Plateforme de la filière automobile (PFA) sont revenus sur leur stratégie pour relancer le secteur et sur les réflexions menées par le groupe de travail consacré au lean manufacturing. Un point sur la situation avec Patrick Blain, directeur de la PFA.