Lassé de son métier de représentant de commerce, à force de subir pressions et objectifs impossibles à réaliser, François Danger décide de tout arrêter en 1999. «Je me suis rendu compte que je m'étais trompé de vie pendant vingt ans. J'ai alors décidé d'essayer de vivre de ma passion pour la musique». Violoncelliste depuis l'âge de onze ans, François Danger reçoit une véritable révélation lorsqu'il découvre le film de Jordi Savall «Tous les matins du monde»: «Un vrai déclic pour moi face à cet instrument, dont l'expression musicale est si particulière».
Une formation sur le tas
De 2000 à 2003, le futur spécialiste se forme seul, par faute de formation adaptée à sa demande. Il réalise ainsi des stages à Chartres en menuiserie et marqueterie: «Après c'est le jeu des rencontres qui fait la belle histoire. Il faut se créer un réseau». Il gagne en 2007, à Séville, un concours de lutherie.
La moitié du C.A à l'export
Unique salarié de l'entreprise, François Danger vend ses instruments directement aux musiciens professionnels qui lui passent commande: «De grands solistes sont mes clients comme Paolo Pandolfo. J'ai aussi un client à Séville et un autre aux Pays-Bas. En seulement cinq ans d'existence je peux déjà m'appuyer sur un carnet de commandes plein à un an». Au total, l'artiste réalise six à sept instruments par an pour un coût à l'unité de 8.000€ et qui demande chacun 1 mois et demi de travail. Mais il sait aussi innover puisqu'il a récemment lancé une gamme de violes électro-acoustiques: «Pour adapter l'instrument aux musiques d'aujourd'hui». Atelier des 7 cordes 140 rue Winston Churchill 76650 Petit-Couronne Tel: 02.35.68.61.89 www.atelierdes7cordes.com
Spécialiste de la viole de gambe, instrument rare et précieux, François Danger réalise à Petit-Couronne dans son atelier des 7 cordes, des instruments pour virtuoses du monde entier.