Se renforcer sur son marché domestique avant de partir à la conquête de l’international. C’est la stratégie qu’entend suivre la marque dermo-cosmétique Aroma-Zone (1 000 collaborateurs) pour 2026 et les années à venir. Cette stratégie s’appuie sur une croissance soutenue. "Notre activité a augmenté de 42 % en 2023, de 56 % en 2024 et de 52 % en 2025. Nous avons vendu 52 millions de produits l’an dernier", confie la PDG, Sabrina Herlory Rouget, qui ne dévoile toutefois pas le chiffre d’affaires. Et cette croissance s’est accompagnée d’une "transformation profonde" de l’entreprise, née dans le Vaucluse (un tiers de ses effectifs), où elle poursuit aujourd’hui son expansion. "Elle nous permet de créer des emplois avec 500 recrutements prévus en 2026, d’investir et de consolider nos positions en France avant de commencer à rayonner à l’international", ajoute la dirigeante.
Le Vaucluse, cœur du réacteur
Aux deux sites de Cabrières-d’Avignon et de Châteauneuf-de-Gadagne, agrandis en 2025, s’ajoute un troisième, qui est en train de sortir de terre à Cavaillon. Présenté comme le nouveau centre névralgique d’Aroma-Zone, il sera destiné à la réception des matières premières, des actifs végétaux et de leur contrôle qualité. Sa mise en service est prévue pour le troisième trimestre 2026. "Il permettra de créer de l’emploi avec 120 personnes sur ce site. Il s’agit d’un investissement important", confie la dirigeante sans en communiquer le montant. Toujours à Cavaillon, la marque ouvrira son premier magasin dans le département du Vaucluse, une ouverture symbolique parmi la quinzaine de prévues en 2026 : Clermont-Ferrand, Annecy, Metz, Toulon, etc. En 2025, 10 nouvelles boutiques sont venues porter le réseau à 36 magasins, dont un seul hors des frontières hexagonales, au Royaume-Uni.
Les pays limitrophes dès 2027
"Cette première incursion à l’étranger remonte à novembre 2025 et est un franc succès. Elle sera complétée par une plateforme logistique dédiée au Royaume-Uni cette année. Si la population française reste notre priorité, nous commençons à regarder plus loin, tout en prenant notre temps", confie Sabrina Herlory Rouget. Le site de vente en ligne (4,5 millions de colis expédiés en 2025) a récemment été traduit en anglais, italien, espagnol et allemand et préfigure les pays ciblés par Aroma-Zone. "Nous recevons déjà de nombreuses demandes d’ouverture. Nous voulons néanmoins bâtir une marque pérenne et robuste, nous voulons prendre le temps et avons donc inscrit dans notre stratégie un développement omnicanal en Europe, dans des pays limitrophes, à partir de 2027, avec des projets à finaliser en Belgique et en Italie", précise la PDG, qui mise sur "un déploiement mesuré, étape après étape."
Un engagement d’universalité
Ce développement repose sur une recette, qui a fait ses preuves, selon Sabrina Herlory Rouget : "elle repose sur l’écoute active de ses 4,5 millions de consommateurs. Nous sommes en prise directe avec un échantillon représentatif de la population française", détaille celle qui revendique un rapport qualité-prix parmi les plus accessible du marché et une forme d’universalité. L’une des missions d’Aroma-Zone est de "rendre le naturel accessible à tous, au prix le plus juste" et ceci pour ses 1 600 références, réparties en différentes gammes : dermo-cosmétique, capillaire, nutrition, huiles essentielles et végétales et depuis peu, "des soins embellisseurs" (le maquillage, selon Aroma-Zone, NDLR). Toutes ces références partagent des valeurs "engagées" : un modèle de relation directe, sans intermédiaire, des produits sains dont la charte de formulation n’excède pas plus de 5 conservateurs (là où la charte Cosmos en autorise davantage), une production française, un packaging réduit au strict minimum, très peu d’investissements en marketing. En ajoutant à ces exigences un laboratoire de R & D et une usine de fabrication intégrés, il y a là tous les ingrédients qui permettent à la marque de proposer des prix accessibles au plus grand nombre. "Dans tout ce que nous entreprenons, nous adoptons une posture militante, qui consiste à rester guidés par la boussole de l’universel", argumente la dirigeante.