, développe avec succès un logiciel de supervision des procédés automatisés. Lorsque l'on arrive à Théding, à quelques encablures de Farébersviller, on ne soupçonne pas la présence dans la bourgade d'un développeur de logiciels exportant jusqu'en Amérique du Sud. C'est pourtant là qu'est basée la matière grise d'Areal. Créée en 1989 par Sylvain Starck, l'entreprise possède son équipe de développeurs en Moselle et ses équipes techniques (hotline) et commerciales en Seine-et-Marne. «Ce sont les lieux de vie des deux créateurs, glisse Sylvain Starck. Mais la distance ne nous pose aucun souci. Au contraire, l'équipe de développeurs est tranquille ici». L'activité d'Areal, c'est la création de Topkapi, son logiciel de supervision des procédés automatisés. En clair, un outil pour vérifier le bon fonctionnement et les réactions des automates. Une problématique qui concerne particulièrement le monde industriel, fortement automatisés, mais pas seulement. «Nous sommes performants sur les équipements décentralisés et de sources différentes. Par exemple, les canons à neige des stations de ski, perdus dans la nature, qui ne sont pas câblés.» Le logiciel est utilisé dans différents secteurs. Parmi ses clients, on trouve des industriels du bâtiment, de l'automobile, de l'eau ou encore de l'agroalimentaire. Mais aussi des collectivités françaises et même étrangères (Sydney, Barcelone...) car le logiciel existe en anglais et espagnol. Areal réalise 20% de son CA à l'export. Différentes versions sont proposées selon le profil du client et chacun développe ensuite des applications propres à ses problématiques.
Un contrat avec la SNET
Pour la SNET, Areal est même aller jusqu'à jouer le rôle d'intégrateur. L'entreprise a intégré Topkapi dans le projet Visioprod, afin de permettre à la SNET, qui a une unité à Carling, de coordonner au mieux les productions d'électricité de ses différents sites français. Ce type de contrat est d'autant plus intéressant qu'il nécessite un suivi. En 2009, Areal interviendra de nouveau dans le cadre d'une extension du système. La société vend près de 500 licences chaque année et estime que le parc d'utilisateurs compte 5.000 licences. Areal réalise 2,5M€ de chiffre d'affaires, dont 70% proviennent de nouvelles installations et 30% des contrats de renouvellement et de maintenance. Topkapi représente 90% du CA, le reste provenant des formations et de l'assistance technique. Aussi l'activité majeure de l'équipe mosellane est-elle de mettre à jour le logiciel selon les évolutions informatiques et sur les automatismes. «Nous sommes sur un secteur d'investissements, précise Sylvain Starck. Pour l'année à venir nous devons élargir nos parts de marché. Pour cela nous allons offrir de nouveaux services permettant d'optimiser les applications».
En 2009, Areal fêtera ses 20 ans. L'entreprise, basée à Théding