Il y a un an, ACI levait 15 millions d'euros. La société de capital-risque régionale spécialisée dans le financement de PME ambitionnait ainsi d'accroître son soutien à l'économie locale. Un premier bilan permet de constater que le pari est relevé. La filiale d'Aquiti a versé 3 millions d'euros à douze entreprises sur son dernier exercice, clôt le 30 juin 2015. Au total, ACI compte 41 participations actives pour 9,4 millions d'euros. « Avec ACI, notre objectif est d'augmenter notre activité sur la création d'entreprises et de fortement croître sur le développement et la reprise d'entreprises », explique Bernard, Estienne, Dg d'Aquiti. Celui-ci précise qu'ACI dégage des bénéfices.
Notion d'innovation élargie pour couvrir plus de sociétés
En ce qui concerne la partie amont, pris en charge par Aquitaine Amorçage, 930 000 euros ont été versés à 19 porteurs de projets innovants, sous forme de prêt, lors du dernier exercice. « Il s'agit d'une année record, annonce Bernard Estienne. Nous avons reçu plus de demandes et nous avons élargi le spectre de l'innovation. Nous devrions verser 1,2 millions d'euros cette année, ce qui est conforme à notre objectif ». Depuis sa création, en 2002, Aquitaine Amorçage a prêté 7 millions d'euros à 130 entreprises, et soutenu 320 porteurs de projets. Aqui Invest, le fonds de co-investissement régional de soutien aux entreprises innovantes, compte 26 participations actives, pour un total de 4,7 millions d'euros. Enfin, Techno'Start, le fonds d'amorçage de la technopole Technowest, possède quatre participations actives pour un montant de 366 000 euros. Au total, ce sont 5 millions d'euros qui ont été mobilisés l'année dernière par Aquiti. « Nous devrions passer à 6 millions d'euros cette année », déclare Bernard Estienne. Un soutien qui ne devrait pas se tarir, une seconde levée de fonds de 15 millions d'euros est envisagée dans quatre ans.
Investisseur de long terme
Malgré des taux bancaires faibles qui ne favorisent pas Aquiti, la société voit son activité progresser. « Nous ne sommes pas soumis aux contraintes des sociétés de gestion, souligne Anthony Hillion, directeur des participations. Nous n'avons pas d'horizon de cinq ou six ans. Nous sommes présents très en amont, dès l'amorçage, et cela permet de créer la confiance ».