Bruno Leroy est le P-dg d'AQP, une PME qui travaille à 80% avec le secteur automobile. Il y a deux mois, l'entreprise est confrontée à un impayé de 500.000 € et doit se mettre en cessation de paiement. Le dirigeant frappe alors à la porte des banques qui lui tournent toutes le dos. «Dès que les banques ont vu que nous avions réalisé un important investissement en2006 et2007, elles ont fermé les robinets: notre trésorerie n'était plus assez importante. Apparemment, on ne prête qu'aux entreprises qui ont de l'argent. Je demandais un prêt pour une recapitalisation: la Finorpa me suivait et apportait 40% de la somme, j'amenais un apport personnel à hauteur de 20% et demandais les 40% restants aux banques. Malgré la garantie d'Oséo, elles n'ont pas joué le jeu.», note Bruno Leroy.
Une entreprise solide
AQP a démarré en 1991 avec 1 salarié. Elle en compte aujourd'hui 48, affiche une croissance régulière et un CA de 6M€ en 2007. «Notre seul problème est d'avoir eu un important impayé dans une période d'investissements. Ce n'est ni une faute de gestion, ni un manque de travail: notre carnet de commandes est plein», souligne Bruno Leroy. AQP a investi pour développer des moules à injection spécifiques en vue de produire des pièces pour la nouvelle Renault Kangoo. «Malgré les difficultés du secteur automobile, cet investissement n'est pas risqué. Le Kangoo est un véhicule utilitaire, acheté en quantité par les entreprises», explique Bruno Leroy avant d'ajouter, en colère: «Si les banques ne savent pas utiliser les 22 Md € donnés par l'État, les PME le sauront».
Bruno Leroy dirige AQP, une PME qui réalise 80% de son CA avec le secteur automobile. Alors qu'il souhaite recapitaliser, il constate que les banques lui tournent le dos.