«J'ai trouvé ce qui me plaisait après avoir exercé tous les métiers. On a tous quelque chose en soi; il faut savoir l'exploiter. J'ai commencé à travailler à 13 ans, j'ai un CAP de boucher-charcutier-traiteur. J'ai travaillé dans un abattoir, dans une entreprise de charpentes métalliques, je suis devenu monteur acrobatique puis menuisier avec un CAP que j'ai passé en tant que candidat libre avant d'être embauché dans une entreprise textile. J'ai travaillé dans une chaudronnerie puis je me suis mis à mon compte. Mon unique client m'a prêté un bâtiment et un poste à souder. C'était en 2005. Puis j'ai eu un deuxième client pour faire de la découpe. Pour créer l'entreprise, j'ai suivi un stage à la Chambre des métiers de Vienne. Mais j'ai aussi beaucoup discuté et beaucoup écouté».
Trésorerie
«C'est génial de créer et je suis toujours dans l'atelier. Je ne me considère pas comme un patron, mais comme un gestionnaire d'équipe. J'ai recruté trois salariés depuis 2008 et un apprenti en 2010. Mon chiffre d'affaires est uniquement basé sur de la prestation de services car toute la ferraille est fournie par le client pour éviter les problèmes de trésorerie. Je recherche encore deux collaborateurs. Seule leur motivation compte. Le salaire est attractif et tout le monde peut apprendre. En échange, j'exige un travail de qualité et de la rentabilité. Pour cela, l'atelier est nickel et chaque personne dispose de son poste de travail. J'ai investi 500.000€ l'an dernier dans ce bâtiment de 4.500m² et je vais maintenant développer une activité complémentaire de peinture, pour laquelle deux personnes me rejoignent. J'ai aussi acheté pour 600.000€ de matériel, et j'attends un retour sur investissement rapide».
Se faire plaisir
«Je m'équipe en fréquentant les ventes aux enchères. C'est un gros investissement de départ, mais il faut avoir des idées cohérentes. Nous sommes spécialisés dans la fabrication de lames à neige qui représente plus de 50% de notre activité. Nous réalisons aussi des cabines de tracteurs, des godets, des escaliers... Nous comptons une dizaine de clients. C'est un métier qui touche tout le monde. Il faut avant tout se faire plaisir au travail, ne pas avoir peur. Il y a de moins en moins de chaudronniers. Ma motivation, mon approche du travail, mon sens du contact, font que le bouche à oreille fonctionne bien.»
APAM
(Saint-Victor-de-Cessieu) Gérant: Pierre Magnin 4 salariés CA2010: 430.000€ 04 74 80 61 52