Anthony, 17 ans: «Je me sens valorisé»
# Organismes de formation # Conjoncture

Anthony, 17 ans: «Je me sens valorisé»

Ne bénéficiant pas d'une bonne image, la formation en alternance semble retrouver des lettres de noblesse. Au plus grand bonheur de jeunes comme Anthony, 17 ans, qui se dit épanoui.

Les pouvoirs publics mènent actuellement une campagne en faveur de la formation en alternance pendant longtemps sous-valorisée, au point de remettre en cause le principe du collège unique. Au grand dam d'une partie du monde enseignant, mais au plus grand bonheur des entreprises et surtout de jeunes, parfois perdus.




«Le concret, ça me motive»

Mal à l'aise dans le système scolaire traditionnel, Anthony, 17 ans, se sent «libéré» depuis qu'il a opté en septembre dernier pour la filière des bacs professionnels par alternance. «Je n'étais pas à l'aise à l'école. Je suis plus un manuel. Là, je suis vraiment dans le concret et ça me motive.» Anthony a peiné au fil de ses années de collège pour ne pas totalement décrocher. Pour échouer en fin de seconde technologique, avec un redoublement à la clef. L'adolescent, passionné de mécanique, choisit alors d'intégrer un bac professionnel par alternance dans le Finistère. Une semaine de cours pour trois semaines à l'atelier; un pécule d'environ 350 € par mois, soit le quart du smic; l'apprentissage de l'autonomie dans sa vie personnelle; et surtout la satisfaction de se trouver enfin dans un environnement qui lui convient. «Je suis vraiment dans le concret. Même pendant les cours. Et ça, ça me plaît», explique-t-il, apparemment épanoui.




Découverte du monde du travail

Apprenti dans un garage qui compte trois professionnels, Anthony a consacré sa première semaine de présence à la découverte du fonctionnement de l'atelier avant de mettre les mains dans le cambouis, au propre comme au figuré. «Ce qu'il y a de bien, dit-il, c'est qu'il y a toujours quelqu'un pour te montrer ce que tu dois faire. En général, les autres salariés et le patron prennent le temps pour me faire connaître tous les métiers du garage. Les gens sont disponibles», se réjouit-il. Anthony devra suivre un parcours de trois ans pour décrocher son bac, avec le passage d'un CAP dès l'année prochaine. Un échéancier qui ne l'inquiète plus: «Je n'imaginais pas du tout ce que pouvait être la vie dans le monde du travail. Si j'avais su, j'y aurais été tout de suite après le collège. Je n'aurais pas perdu une année.»

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