Antennes, ondes: paranoïa ou risques réels?
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Antennes, ondes: paranoïa ou risques réels?

L'OMS alertait la population en juin dernier: l'usage des téléphones portables "peut être cancérigène pour l'homme." Lors d'un appel, l'appareil émet des ondes électromagnétiques. Or ces ondes augmentent de 40% les risques de développer un cancer du cerveau si on téléphone en moyenne 30 minutes par jour pendant dix ans. Les smartphones sont évidemment au centre des inquiétudes car ils sont constamment connectés via la 3G pour exécuter et mettre à jour les applications. Pour Marc Arazi, médecin et coordinateur national de l'association Priartem (Pour une réglementation des implantations d'antennes de téléphonie mobile), «la première chose à vérifier au moment de l'achat d'un smartphone est le DAS», le débit d'absorption spécifique. Cette mesure indique la puissance des ondes émises par un téléphone portable dans les pires conditions d'utilisations. «Si le DAS est élevé, ça accentue le risque de développer un cancer et particulièrement pour les professionnels, qui utilisent beaucoup leurs smartphones.» Parmi les appareils émettant le plus d'ondes, on trouve le Samsung SPH (1,35-1,40 watt/kilogramme, la limite étant de 2W/kg). l'iPhone 3GS, lui, est plutôt bien classé (0,52-1,19W/kg). Il existe d'autres précautions à prendre, comme l'utilisation du kit mains-libres ou le fait de ne pas téléphoner lorsque l'on est dans le train ou la voiture. Pour Marc Arazi, ces risques sur la santé vont amener à repenser les modes de travail. «Il y a des personnes qui, comme dans les phénomènes d'allergie, sont hypersensibles aux ondes et développent des réactions qui vont leur rendre l'utilisation du téléphone totalement insupportable.» Les cas risquent d'augmenter dans les années à venir, et remettre ainsi en cause, pour certains, le travail au sein d'une entreprise qui utilise le WiFi et/ou les téléphones mobiles.

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