La SSII lyonnaise, seule candidate à la reprise d'activités de Sogeti, filiale de Capgemini, a finalement décidé de ne pas mener à terme ce rachat. «Nous n'allons pas faire cette opération pour des raisons économiques principalement. La partie que nous souhaitions racheter n'a pas effectué une bonne fin d'année», explique Jean Mougin, président d'Alteca. Trois entités étaient concernées, dont une centaine de personnes dans le sud de la France, où Alteca n'est pas présente, 80 à Lille et 40 à Paris, où elle aurait pu renforcer ses positions.
Ouverte à d'autres projets
Alteca, qui emploie 350 personnes, dont 200 sur Lyon et Grenoble, reste toutefois ouverte à d'autres projets de croissance externe: «Ce rachat nous aurait permis de croître en synergie. Nous avons un bon positionnement régional dans notre secteur, mais travailler avec certains clients importants et gérer de gros projets impliquent d'avoir une certaine taille. Nous abandonnons cette opération un peu à regret, mais nous restons à la recherche d'autres opportunités.» Ses prochaines cibles seront sans doute de taille inférieure, mais plus ciblées sur Paris, pour atteindre à terme 200 personnes. Alteca devrait réaliser en 2012 un chiffre d'affaires en léger retrait par rapport à 2011, à 25,5 M€. L'activité au deuxième semestre ayant été bien meilleure qu'au premier, Jean Mougin se dit «assez optimiste» pour l'année 2013.
Alteca
(Lyon) Président : Jean Mougin Chiffre d'affaires 2011 : 25,8 millions d'euros 350 salariés www.alteca.fr