Les biens les plus achetés sur internet sont les vêtements ou équipements sportifs : 47% des cyberacheteurs achètent ce type de produits*. Suivent les voyages pour 43% des acheteurs, les meubles et l'électroménager (39%), les films ou la musique (27%). Loin derrière, l'alimentation ou l'épicerie fait peu recette auprès des cyberacheteurs, avec seulement 11%. «C'est un des marchés les moins développés du e-commerce, souligne Christophe Soury, du Crédoc. Mais le potentiel de croissance est là. En 2007, on n'était qu'à 6%. Nous pouvons espérer atteindre les 20%». Le Crédoc recence en effet seulement 720 sites de produits alimentaires en France, dont 16% sont des produits du terroir. «La vente de produit alimentaire par internet est donc une vraie opportunité pour les nouveaux acteurs», constate Christophe Soury. Ceux qui pratiquent la vente par internet de produits alimentaires sont pour moitié des commerçants, et pour un tiers des artisans, mais seulement un sur cinq propose le retrait en magasin (les autres la livraison à domicile).
Nouveaux marchés en vue pour les artisans
«Pour les artisans, créer un site internet donne l'ambition d'aller chercher un nouveau marché en dehors de sa proximité», considère Christophe Soury. Pour lui, la vente de produits alimentaires est un véritable levier d'innovation pour les industriels et les producteurs. «Ils peuvent innover notamment sur le packaging pour répondre à des contraintes logistiques (formats plus grands, vrac, nouvelles maquettes...), mais aussi autour de produits qui répondent à des besoins sépcifiques comme pour les personnes âgées ou handicapées par exemple, ou encore les femmes enceintes». Le développement des drives est en cela une réponse qui existe déjà en Ille-et-Vilaine.
* source : Crédoc (centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie
www.cerdoc.fr
Le commerce via internet est en croissance. Sauf pour l'alimentaire. Les hypermarchés ont encore de quoi faire.