La crise financière met-elle en cause les prévisions des grands acteurs de l'immobilier professionnel? «2012 ne sera pas euphorique mais il ne faut pas paniquer», répond Alain Schori, directeur général adjoint, responsable du Pôle Régions de BNP Paribas Real Estate Advisory. «Sur le marché des bureaux, nous n'enregistrons pas de défection de clients, qu'il s'agisse de petits ou de gros projets, affirme le professionnel. Tout le monde panique mais il faut arrêter. 2012 ne sera pas euphorique, qu'il s'agisse de bureaux ou de logistique qui est très liée à la consommation. Mais le marché ne va pas s'effondrer. Il y aura des positions attentistes. Les gens vont courber l'échine, serrer les boulons, voire différer des opérations. Mais je ne vois pas actuellement de clients venir nous dire qu'ils envisagent de plans sociaux ou de fermetures.»
«Encore trop tôt pour juger»
Alain Schori entrevoit éventuellement un impact sur les mouvements portant sur les grandes surfaces - mais à Lyon, par exemple, il n'y en a eu qu'une transaction de ce type au premier semestre de cette année - l'Île-de-France étant peut-être plus exposée que les autres régions. Cette deuxième crise financière en moins de quatre ans s'est invitée en juillet et il est encore trop tôt pour juger de son impact sur l'économie réelle. Alain Schori rappelle qu'au premier semestre, sur les seize métropoles où BNP Paribas Real Estate est présent, les surfaces placées ont augmenté de 8% en volume au premier semestre. Et que globalement, le stock a baissé de 10% alors qu'il ne cessait de croître auparavant, notamment dans l'offre de seconde main, phénomène qui devenait selon lui «inquiétant.»