Aix-Marseille : Maryse Joissains réaffirme son opposition à la Métropole


Aix-Marseille : Maryse Joissains réaffirme son opposition à la Métropole

Sur le plateau de « La Voix est libre », diffusé sur France 3 Provence-Alpes samedi 27 février, Mary se Joissains, maire d’Aix-en-Provence a réaffirmé son opposition à la métropole.

Depuis le 19 février dernier, le Conseil constitutionnel a levé les derniers blocages à la mise en place effective de la Métropole Aix-Marseille qui a vu le jour au 1er janvier 2016, regroupant six intercommunalités (EPCI) qui existaient jusque-là : MPM, Pays d’Aix, Pays d’Aubagne et de l’Etoile, Salon-Etang de Berre-Durance, Ouest Provence et Pays de Martigues. «
La décision (du Conseil constitutionnel) doit mettre fin aux atermoiements et aux blocages », soulignait Jacques Pfister, président de la CCI Marseille Provence le jour de l’annonce de la décision. «
Les acteurs économiques sont dans les starting blocks pour construire et accompagner, aux côtés du président de la Métropole et de ses élus, les grands projets économiques destinés à positionner Aix-Marseille-Provence au sein des meilleures métropoles européennes », ajoutait-il. Pour Maryse Joissains, l’avis du conseil constitutionnel ne règle pas tout. «
C’était la guerre à moitié, maintenant ça va être la guerre totale. La guerre, ce n’est pas moi qui la fait, c’est Jean-Claude Gaudin qui la fait à tout le territoire », précise-t-elle, tout en poursuivant : «
Nous ne sommes pas disposés à accepter les termes de texte qui ne sont pas viables et qui vont plonger le territoire dans d’importants problèmes ».

Elle a ainsi réaffirmé une double opposition.

Au concept de Métropole tout d’abord. «
Je suis viscéralement contre la métropole car je suis contre la globalisation (…) Ca ne peut pas marcher. On n’ a pas fait une métropole économique, mais une métropole institutionnelle. C’est une belle idée sur le papier, mais elle ne marchera pas ».

A l’idée d’une Métropole avec Marseille comme ville centre, ensuite. «
Je suis contre la métropole avec Marseille comme ville centre, car Marseille est une ville qui n’a pas réussi alors que, pourtant, l’Etat donne beaucoup d’argent. Etre géré par les derniers de la classe alors que nous sommes les premiers n’est pas acceptable. Toutes les métropoles (14 en France, Ndlr) se sont organisées autour de villes riches et attractives. Nous, on nous organise autour d’une ville pauvre, la plus endettée de France. Donnez-moi les rènes et les clés du coffre et je vais vous faire un territoire magnifique », lance-t-elle avec provocation. Et d’insister : « J
e gère la ville d’Aix et la Communauté du Pays d’Aix depuis quinze ans. A la ville, nous avons diminué les impôts. A la CPA, nous avions commencé à diminuer la taxe professionnelle. Aujourd’hui, on demande à tout le territoire de payer les dettes de la ville de Marseillle ou de MPM qui s’élèvent à 4,2 milliards d’euros plus 1.2 mds pour les hôpitaux et on va nous imposer un système de gestion hyper centralisé. Ce n’est pas normal. Quand deux sociétés fusionnent, on fait un état des lieux. (…) Techniquement, la Métropole pourrait peut-être fonctionner, sur le papier. Si nous n’avions pas Marseille. Avec Toulouse, Bordeaux ou Lyon, on pourrait faire ce pari ».