Aides européennes: «Les PME ont leur chance»

Aides européennes: «Les PME ont leur chance»





Et pourquoi ne pas tenter de remporter le gros lot auprès de Bruxelles? Pour Nicolas Bonnet, président du cabinet de conseil parisien HLP Développement, spécialisé en innovation, les subventions européennes sont le nec plus ultra des aides.


Quelles sont les principales aides européennes à l'innovation?

Les deux grands programmes sont le PCRD, créé il y a 25 ans, et le CIP, son petit frère lancé en 2007 (NDLR: respectivement le Programme cadre de recherche et de développement et le Programme innovation et compétitivité). Ce sont des dossiers assez lourds à monter avec un taux de succès faible. La grande spécificité de ces dispositifs, c'est que c'est la Commission européenne qui fixe les sujets prioritaires. Nous sommes dans une logique «top down»: ne cherchez pas ce que Bruxelles peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour Bruxelles. Pour cela, il faut se référer chaque année à des documents de travail de plusieurs centaines de pages, en anglais, qui ciblent tous les thèmes.


Pourquoi l'Europe retient-elle seulement un dossier sur cinq?

Il existe une demande et qu'en conséquence le PCRD est élitiste. Le programme est victime de son succès. Il y a des projets qui sont très bien notés mais qui ne passent pas, parce que c'est un concours. Et que l'on se trouve parfois en concurrence avec des projets portés par des groupes comme Bouygues ou Dassault.


Face à ces géants, les PME ont-elles une chance?

Les PME ont toutes leurs chances. Beaucoup d'ailleurs participent aux programmes européens, même si les Français sont généralement moins consommateurs d'aides européennes. On leur conseille d'y aller dans un premier temps adossé à une grande entreprise ou un gros laboratoire, afin de prendre des repères. Après, tout est possible. Des TPE pilotent des projets PCRD.