En deux ans, AIA a connu un solide développement. En attestent des effectifs qui ont gonflé d'un tiers pour se porter à 430 collaborateurs. Principal moteur du développement de l'entreprise: le monde de la santé. Rien qu'à Nantes, berceau de l'entreprise, qui malgré le transfert du siège en région parisienne abrite 11 des 22 associés, AIA présente de belles références: le CHU, les Nouvelles Cliniques Nantaises, la clinique Jules Verne, le centre Catherine de Sienne. À cela s'ajoutent des réalisations sur tout le territoire français et à l'étranger (hôpitaux à Metz, auMans, à Shanghai ou à Abu-Dhabi). Spécialiste reconnu du monde sanitaire et social duquel elle tire la moitié de son chiffre d'affaires, AIA entend bien asseoir ses positions. Pour cela, la société est en train de créer une fondation d'entreprise baptisée Fondation AIA, en lien avec les principales fédérations de santé. Cela permettra à AIA de recueillir de l'information à un niveau international, d'accueillir des étudiants et d'effectuer des recherches sur les questions relatives à la santé et à l'architecture. «Nous avons besoin de communiquer et d'échanger, sur des thèmes comme l'intergénérationnel au coeur de la ville ou la psychiatrie par exemple. Prenez la psychiatrie en France. La réflexion est aujourd'hui au niveau zéro. C'est un sujet tabou», explique Pascal Fourrier, architecte et associé d'AIA. La psychiatrie est également un potentiel relais de croissance pour l'entreprise. «C'est un secteur qui ne s'est pas encore réorganisé. Même si on constate une tendance qui consiste à construire de petits établissements qui ne sont plus marginalisés en dehors des villes», explique Emmanuelle Gaudemer Viguier, directrice du développement du groupe. AIA a ainsi remporté le marché du CHS Charles Perrin à Bordeaux et celui du pôle psychiatrique du CHU de Nîmes.
Nombreux projets à Nantes
Incontournable dans la santé, AIA cherche à se diversifier. Dans le domaine des loisirs, avec par exemple la rénovation du stade de Lorient. Mais plus encore dans le tertiaire, qui représente un tiers de l'activité. Après avoir gagné en 2007 le concours de l'immeuble Axéo (11.700m²) à Nantes, qui abritera le futur siège régional de CapGemini, AIA s'est positionnée sur la reconversion du site Armor (marché perdu en 2008) ou sur la rénovation de l'immeuble du Sillon de Bretagne à Saint-Herblain (réponse en janvier). «Il existe un cloisonnement par spécialités des agences en France. Mais, afin de régénérer notre pensée, c'est important de toucher à tous types de programmes», explique Pascal Fourrier, qui annonce ainsi qu'AIA «se positionne en relais d'un consortium international pour le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes». L'environnement constitue la dernière piste de développement. AIA a repris ainsi il y a un an AA'E, cabinet d'architecture et d'ingénierie parisien, spécialisé dans le traitement des déchets et des eaux. Elle travaille également sur un projet de recherche en lien avec Pouget et le Cerma (CNRS) qui vise à construire trois maisons individuelles à énergie positive en Ille-et-Vilaine dans les quatre ans.
Très présent dans le monde de la santé, le cabinet d'architecture et d'ingénierie nanto-parisien AIA cherche à se diversifier dans le logement, le tertiaire et l'environnement.