Aéroport du grand Ouest : Vinci remporte la mise
# Investissement

Aéroport du grand Ouest : Vinci remporte la mise

Le groupement piloté par Vinci a remporté le marché de la concession de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

La voix des opposants à l'aéroport de Notre-Dame des Landes a rarement été aussi médiatiquement relayée que cet été, avec en point d'orgue la tenue de l'université d'été des Verts et d'Europe Écologie à la mi-août à Nantes. Pourtant, le projet nantais n'a jamais été aussi proche de devenir une réalité. Deux étapes majeures viennent d'être franchies.




Le concessionnaire investira près de 500M€

Le 15juillet, l'État et quatre collectivités locales (Nantes Métropole, conseil général de Loire-Atlantique et conseils régionaux des Pays de la Loire et de Bretagne) se sont entendus sur le montant des financements publics de l'infrastructure. Pour les routes d'accès, la tour de contrôle et les aides au concessionnaire, l'État investira 138,5M€, les collectivités 115,5M€. Ces dernières, qui pourraient être rejointes par d'autres administrations locales, doivent encore s'entendre sur le montant de leur participation et entériner l'accord par un vote au sein de chacune de leur assemblée. Quinze jours plus tard, le gouvernement désignait le groupement conduit par Vinci pour la concession de l'aéroport. Un marché que le groupe français de 162.000 salariés ne disputait plus qu'au Canadien SNC Lavalin, les deux autres candidats, Bouygues et NGE ayant finalement fini par jeter l'éponge. En partenariat avec l'entreprise de BTP nantaise ETPO et la CCI de Nantes Saint-Nazaire, Vinci reprendra au 1erjanvier l'exploitation de l'actuel aéroport de Nantes et celui de Saint-Nazaire-Montoir. Il construira et exploitera aussi le futur aéroport du grand Ouest dans le cadre d'une concession de 55 ans. Compris entre 400 et 500M€, l'investissement du concessionnaire devrait donner naissance en 2017 au premier aéroport à énergie positive, conçu pour absorber à terme neuf millions de passagers. Entre Vinci et l'État, il reste encore à signer le traité de concession, ce qui devrait intervenir en fin d'année. Autre chantier de taille à arrêter entre l'État et les collectivités: celui des dessertes en transports collectifs du site. Les discussions autour du financement d'une ligne de tram train depuis Nantes et d'une liaison ferroviaire entre Rennes et Nantes s'annoncent déjà très animées.

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