ACB : Le fabricant nantais pourrait quitter les Batignolles
# Industrie # Investissement

ACB : Le fabricant nantais pourrait quitter les Batignolles

Aéronautique ACB projette d'investir 15millions d'euros dans ses moyens de production. Un investissement qui pourrait l'amener à quitter les Batignolles.

Agrandissement ou déménagement pour ACB? La PME nantaise fait aujourd'hui face à l'explosion du marché de l'aéronautique, dont elle tire 95% de ses revenus. «Quinze mille avions volent aujourd'hui dans le monde. Les constructeurs prévoient de fabriquer 25.000 nouveaux appareils dans les vingt ans», rappelle Éric Guyon, président d'ACB. Sur ce marché florissant, le fabricant de machines s'est lancé il y a cinq ans dans la réalisation de pièces d'avion à forte valeur ajoutée. «C'est pour nous le gros sujet de développement», assure le dirigeant nantais, qui travaille avec Airbus, Boeing, Dassault ou Eurocopter.

15millions d'investissement
Principalement en titane, ces pièces sont fabriquées à partir de plusieurs technologies développées par la PME nantaise (100 salariés) et sa société soeur américaine Cyril Bath, située en Caroline du Nord (50 salariés): le formage à chaud, le formage superplastique, l'étirage (à chaud et à froid) ainsi que le soudage par friction linéaire. Objectifd'Éric Guyon: faire passer l'activité de fabrication de pièces de 15millions d'euros de chiffre d'affaires actuellement à 50millions d'euros dans les cinq ans. Pour cela, 2,5millions d'euros ont récemment été investis à Nantes dans une unité de formage à haute température tandis que 2,5millions de dollars ont été injectés dans l'usine américaine. Dans la cité des ducs, Éric Guyon veut aller plus loin. «Nous voulons doubler notre capacité de production de pièces», indique le dirigeant. Un plan d'investissement d'environ 15millions d'euros doit être mis en place afin de faire passer la surface de l'usine de 8.000 à 12.000m². Reste à savoir où se fera cet investissement, les possibilités d'extension n'étant «pas évidentes» aux Batignolles, où est installée ACB. La direction ne ferme pas la porte à un départ. «Nous envisageons toutes les solutions. Nous sommes en discussion avec Nantes Métropole», confie Éric Guyon. Celui-ci dit privilégier une implantation en région nantaise. «Nos technologies sont compliquées à maîtriser et demandent le soutien de l'ensemble de nos équipes», indique t-il. Le dirigeant n'exclut toutefois «aucune possibilité ou opportunité pour l'instant».

ACB


(Nantes) Président : Éric Guyon 150 salariés 50M€ de CA 02 51 13 84 00

# Industrie # Investissement # International