La ville de Rouen, devenue propriétaire de l'ancien cinéma Gaumont en 2009 après le départ de l'exploitant Europalaces, va entamer en 2018 une opération de rafraîchissement du désormais cinéma Omnia. Financé par la ville avec le soutien de la région Normandie, de la Métropole de Rouen et du CNC (Centre National du Cinéma), le chantier doit permettre de remettre en conformité un établissement qui a accueilli en 2016 près de 235 000 visiteurs. Soit une augmentation de près de 46% depuis 2011.
Un chantier de grande ampleur
Dans le détail, les travaux vont porter sur l'accessibilité, la reprise de l'ensemble du système de traitement d'air ainsi que des éclairages, l'étanchéité de la toiture ou encore l'aménagement du hall d'entrée et le ravalement de la façade. Egalement au programme, la rénovation des salles a démarré en 2015 avec le changement des fauteuils des salles 1, 6 et 7 et le "reconditionnement" des fauteuils des salles 2,3 et 5. Un chantier évalué à 100 000 euros financés pour moitié par la réserve parlementaire de la député et ancienne maire de Rouen Valérie Fourneyron, ainsi que par une contribution du CNC.
L'exploitant Noé Cinéma, une société normande
Titulaire de la DSP (délégation de service public) depuis 2010, la société Noé Cinéma implantée à Elbeuf (76) est dirigée par Richard Patry. Créée en 1987, elle est propriétaire de cinq cinéma normands qu'elle exploite en propre ou via DSP ou convention d'exploitation avec les mairies. Elle est également au capital de plusieurs sociétés d'exploitation, comme c'est le cas à Rouen. Elle est enfin présente dans une quinzaine de salles en qualité de prestataire de service (programmation). Elle affiche pour 2016 un chiffre d'affaire de 904 000 euros en recul de près de 10% sur un an.