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2016, année record pour l'immobilier dans le département
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2016, année record pour l'immobilier dans le département

Le volume des ventes est reparti à la hausse pour les appartements anciens, les appartements neufs, les maisons et les terrains à bâtir.

« Le niveau très bas des taux des prêts immobiliers, la forte demande, l'offre conséquente et les mesures incitatives mises en place par le gouvernement (élargissement du prêt à taux zéro et prolongation de la loi Pinel), conjugués au dynamisme démographique du département expliquent la progression des transactions », analyse Maître Grégoire Mitry, notaire à Nantes.

Hausse des ventes pour tous les types de biens

Le volume des ventes est reparti à la hausse quel que soit le type de bien : +18,7 % pour les appartements anciens, +25,7 % pour les appartements neufs, +8,5 % pour les maisons et +15,2 % pour les terrains à bâtir. 30 % des ventes ont porté sur des appartements anciens, 45 % sur des maisons. 79 % des ventes d'appartement se concentrent dans l'agglomération nantaise où le marché est porté essentiellement par les investisseurs qui privilégient les petites surfaces (studios ou deux pièces). Les ventes des terrains à bâtir se concentrent, pour leur part, sur la seconde couronne nantaise.

Nantes, cinquième ville la plus chère

Les prix restent globalement stables, sauf dans le neuf où ils augmentent de 3,5 % sur l'année. Le prix médian d'un appartement ancien dans le département s'établit ainsi à 128.000 euros tandis qu'il faut compter 185.900 euros dans le neuf. Les prix connaissent toutefois de fortes disparités selon les zones géographiques. À Nantes, le prix moyen au m² progresse et atteint 2.250 euros, classant la ville au 5e rang des grandes métropoles françaises devant Toulouse et Montpellier. L'attractivité du centre-ville et des quartiers proches ne se dément pas. Les plus fortes hausses de prix pour des maisons ont été enregistrées à Basse-Goulaine, La Chapelle-sur-Erdre, Sainte-Luce et Saint-Sébastien. Dans les villes moyennes, les prix comme les volumes progressent : + 11,5 % à Saint-Nazaire, +13,6 % à Châteaubriant. Seul le bassin d'Ancenis accuse une baisse.

Retour de la résidence secondaire

Très lié à la conjoncture économique, le marché du littoral retrouve des couleurs. Les stations balnéaires du nord-Loire séduisent toujours les Parisiens qui représentent 20 % des acheteurs tandis que les plages du sud-Loire séduisent davantage les retraités nantais (40 % des acheteurs d'appartements anciens). Cependant la baisse des prix de ces dernières années, notamment en maison (-8,4 % à La Baule, -4,2 % à Pornic) favorise le retour des acheteurs locaux (20 %).

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