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La start-up italienne du spatial Aiko s’implante à Toulouse

Par Philippe Kallenbrunn, le 03 février 2023

Spécialisée dans le développement de logiciels d’intelligence artificielle pour l’industrie spatiale, la start-up turinoise ouvre sa filiale française, au cœur du riche écosystème toulousain, en attendant la concrétisation d’une levée de fonds de série A d’ici juin 2023.

Aurélie Baker, responsable d’Aiko France, entourée par Lorenzo Feruglio (à droite), le président de la start-up, et Davide Vittori, son chief operating officer (COO).
Aurélie Baker, responsable d’Aiko France, entourée par Lorenzo Feruglio (à droite), le président de la start-up, et Davide Vittori, son chief operating officer (COO). — Photo : DR

La start-up italienne Aiko (30 collaborateurs, CA : 1 M€), spécialisée dans les logiciels d’intelligence artificielle pour l’industrie spatiale, s’implante à Toulouse pour accélérer l’adoption de ses produits et services en Europe, en étant au plus près du riche écosystème régional. Membre depuis peu d’Aerospace Valley, Aiko s’est installée au District, l’accélérateur d’innovation du pôle de compétitivité. “Nous créons une nouvelle entité en France, qui n’est pas un simple bureau commercial, précise Aurélie Baker, nommée le 9 janvier 2023 en tant que manager d’Aiko France après avoir travaillé près de dix ans au sein d’Aerospace Valley. Nous avons vocation à embaucher une dizaine de personnes dans les deux ans à venir, essentiellement des docteurs et des ingénieurs, et de développer nos propres programmes de recherche.”

Plusieurs démonstrations en orbite

Fondée par son président Lorenzo Feruglio en 2017, Aiko, dont le siège se trouve à Turin, développe des nouveaux logiciels destinés à automatiser les satellites, de la station sol jusqu’au satellite en lui-même, en passant par la gestion des constellations. “Nous évoluons sur l’ensemble de la chaîne de valeur du service en orbite”, appuie la dirigeante. La start-up revendique déjà une quinzaine de projets collaboratifs menés avec des entreprises et institutions de premier plan en Europe. Soutenue par le programme de cofinancement de partenariat public-privé InCubed programme de cofinancement de partenariat public-privé géré par l’ESA (agence spatiale européenne), Aiko a déjà procédé à plusieurs démonstrations en orbite. Son logiciel “cloudy_Charles”, qui permet la détection de nuage en orbite, a notamment été testé sur les satellites de l’entreprise argentine Satellogic. Elle en commercialise deux autres : “orbital_Oliver”, qui améliore l’autonomie des satellites, et “speedy_Skylar”, qui permet un routage optimal des communications au sein d’une constellation de satellites. “Pour l’heure, nous testons l’attraction du marché à Toulouse, les laboratoires avec lesquels nous pourrions collaborer, pour formaliser ensuite notre programme de développement et identifier les produits sur lesquels nous allons nous axer en France”, indique Aurélie Baker.

Investisseurs français

Aiko prépare aussi une levée de fonds de série A (montant non communiqué) dont le closing devrait intervenir en juin et à laquelle participeront des investisseurs français. “L’objectif est de croître en Italie comme en France”, appuie la manager. L’implantation d’Aiko a été permise par l’implication de l’agence Invest in Toulouse qui aide les entreprises française et internationale à se développer localement. Son équipe a déjà présenté à Aiko des partenaires industriels et acteurs clés de l’écosystème toulousain. Elle a également soutenu la start-up sur le plan logistique et opérationnel, de la création de l’entité française à la recherche de bureaux, et dans l’identification d’opportunités financières régionales et nationales.

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