Rouen

Formation

L'Esigelec se dote d'un nouveau bâtiment pour renforcer sa capacité d'accueil

Par Sébastien Colle, le 07 décembre 2022

L’école d’ingénieurs Esigelec, spécialisée en systèmes intelligents et connectés, s’agrandit à Saint-Etienne-du-Rouvray avec un nouveau bâtiment de 2 300 mètres carrés destiné à renforcer sa capacité d’accueil et recevoir le cycle préparatoire intégré, jusqu’alors situé à Rouen. Un investissement de 7 millions d’euros financé par l’Esigelec et la Région Normandie.

L’école d’ingénieurs Esigelec s’agrandit avec un nouveau bâtiment de 2 300 mètres carrés. Un projet de 7 millions d’euros notamment destiné à renforcer la capacité d’accueil de l’école.
L’école d’ingénieurs Esigelec s’agrandit avec un nouveau bâtiment de 2 300 mètres carrés. Un projet de 7 millions d’euros notamment destiné à renforcer la capacité d’accueil de l’école. — Photo : Esigelec

Installé au Madrillet, à Saint-Etienne-du-Rouvray (entrée sud de Rouen), le campus principal de l’école d’ingénieurs Esigelec (16 000 m2), spécialisée en systèmes intelligents et connectés, s’agrandit avec un nouveau bâtiment de 2 300 m2. Un projet à 7 millions d’euros financé par l’Esigelec (4,7 millions d'euros) et la Région Normandie (2,3 millions d'euros) et destiné à renforcer la capacité d’accueil de l’école, avec de nouvelles salles de travaux dirigés, de travaux pratiques (laboratoire d’informatique et systèmes embarqués) et des espaces de détente. Ils permettent également d’accueillir le cycle préparatoire intégré, jusqu’alors situé à Rouen.

Bâtiment durable et entreprises locales

Le nouveau bâtiment Volta répond à la norme RT 2012, dont l’objectif est de limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs avec en moyenne 20 % de consommation d’énergie en moins (chauffage, électricité, …), et dispose d’une toiture photovoltaïque. Un système mis à la disposition des enseignants et étudiants, pour présentation et étude d’un cas concret dans les enseignements liés à l’énergie et au développement durable.

Comme pour l’ensemble du bâtiment, les travaux ont été menés par le groupe de BTP normand Lhotellier et ses filiales, en concertation avec le cabinet d’architectes rouennais B112, ou encore le bureau d’études Albedo ingénierie environnementale à Saint-Etienne-du-Rouvray. C’est Terre Solaire, filiale de Lhotellier spécialisée dans les installations photovoltaïques, qui a pris en charge ce projet, d’une puissance 100 kilowatts-crête, réalisé sur trois pans de la toiture-terrasse et permettant de produire plus de 90 000 kilowattheures par an. "Le groupement que nous avons mis en place en conception et réalisation a permis d’opérer une construction 100 % normande. Plusieurs entreprises du groupe Lhotellier ont travaillé sur ce beau projet, et le groupement a aussi intégré des sociétés locales expertes dans leur métier", souligne Paul Lhotellier, président du groupe Lhotellier.

Multiplier par deux le nombre de diplômés

Le projet de l’Esigelec s’inscrit dans son plan de développement 2030 pour renforcer sa dimension nationale et internationale. L’école d'ingénieurs souhaite notamment développer son offre de formation (bachelors, masters, diplômes d'ingénieur) ainsi que ses campus. Elle a ainsi récemment signé un partenariat stratégique avec l’école de l’Institut Mines Télécom (IMT) et va ouvrir en septembre 2023 un nouveau campus à Poitiers, avec un cycle ingénieur en apprentissage, dans les domaines du numérique. "Notre plan stratégique consiste à diversifier notre offre d’enseignement en proposant un bachelor avec l'IMT, et de nouveaux masters pour mieux répondre aux demandes des différents secteurs industriels. Par ailleurs, nous accélérons notre déploiement de campus à l’international, en Chine et en Afrique", précise Étienne Craye, directeur général de l’Esigelec.

En développant ses programmes et ses implantations, l’Esigelec (2 000 étudiants dont 35 % internationaux) souhaite, à terme, doubler le nombre de ses diplômés, en passant de 400 ingénieurs et masters actuellement à plus de 800, tous diplômes confondus d’ici 2030.

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