Rouen

Loisirs

Les associés de Vert Marine confiants dans l'avenir

Par Sébastien Colle, le 09 février 2017

Alors qu'ils fêtent leurs 25 ans d'affaires ensemble avec la création de leur société Vert Marine, spécialisée dans la gestion d'équipements de loisirs,Thierry Chaix et Jean-Pascal Gleizes annoncent une forte progression de leur secteur d'activité et restent confiants dans l'avenir malgré le procès pour favoritisme présumé qui les attend en juin prochain au tribunal correctionnel de Rouen.

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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Piscines, patinoires, centre aquatique ou encore parc de loisirs et stade de foot... Créée en 1992 à Mont-Saint-Aignan près de Rouen, la société Vert Marine s'est spécialisée dans la gestion en délégation de service public (DSP) d'équipements sports et loisirs. À l'origine d'une aventure qui fête cette année ses 25 ans d'existence, Thierry Chaix et Jean-Pascal Gleizes, respectivement président et directeur général. Deux hommes dont l'amitié remonte à leurs 15 ans et qui ont côtoyé les patinoires en tant que joueurs de hockey professionnels. Une âme sportive revendiquée par les deux associés : « C'est notre ADN, celui que l'on insuffle dans les établissements que nous gérons avec pour moteur premier le plaisir que l'on veut donner aux usagers de venir consommer du sport/loisir. Un état d'esprit basé sur la convivialité, le sport collectif pour faire en sorte de proposer des lieux de vie. Car nous sommes d'abord une offre de loisirs avant d'être exploitant de piscines », explique Jean-Pascal Gleizes.

Devenir le numéro 1

Lancée modestement en 1992 (période de l'apparition des complexes sports/loisirs) avec la gestion de l'espace Ludibulle près de Dieppe, la société Vert Marine compte à présent 90 établissements sports et loisirs en gestion déléguée de service public avec pour cœur de marché les centres aquatiques. « Ce sont des équipements très couteux pour les collectivités. De ce fait, la DSP s'est imposée comme un mode opératoire alternatif pour les collectivités permettant de transférer le risque financier à un acteur du secteur privé. Même si cela nous impose d'agir comme un service public mais avec l'optimisation du secteur privé », explique le directeur général. Face à Vert Marine, la concurrence se compose d'une dizaine d'acteurs dont le principal est Récréa avec 50 établissements en gestion, un autre normand dirigé par Gilles Sergent, élu récemment président du Medef Normandie. Devenu numéro un sur leur marché en France, les deux dirigeants de Vert Marine ne boudent pas leur plaisir lorsqu'ils évoquent le chemin parcouru: « Nous avons eu la chance de récupérer de gros sites comme L'Odyssée à Chartres, le plus grand centre aquatique de France avec 800 000 entrées par an et pour lequel nous espérons atteindre prochainement un million d'entrées. Ce type d'équipement nous a permis d'atteindre une envergure nationale avec la mise en place d'un nouveau modèle économique sur lequel nous nous appuyons pour développer nos autres équipements », souligne Thierry Chaix.

Difficultés

Un succès qui, selon les dirigeants de Vert Marine , a suscité la défiance: « On est comme toutes les boîtes qui ont grossi, un peu jalousés », estime le président Thierry Chaix. La jalousie, mais aussi "une guerre commerciale" que leur livre la concurrence, à l'origine de leur mise en examen pour favoritisme présumé en décembre 2012 (tribunal correctionnel de Rouen), estime Jean-Pascal Gleizes qui dénonce: "Une volonté de nuire", tout en gardant confiance: « On a réussi des choses et les collectivités nous font confiance. Et malgré notre mise en examen, pour laquelle nous contestons les faits qui nous sont reprochés, l'année 2013 marque un taux de réussite sur les appels d'offres pour Vert Marine en progression de 37% par rapport à 2012. Ainsi, malgré ce contexte, la confiance des collectivités envers nous n'a pas été entamée. Ils savent pourquoi ils nous choisissent, pour nos qualités ».

Procès pour favoritisme

Ouvert depuis cinq ans, le dossier Vert Marine n'avait jusqu'ici pas donné lieu à communication de la part de sa direction, ce dont Thierry Chaix se justifie: « Nous réservons la primeur de nos déclarations aux magistrats, et nous avons des arguments à faire valoir. Mais, nous voulons aussi montrer qui on est, notamment au grand public qui nous connait moins que les collectivités ». L'ancien joueur de hockey professionnel se veut combatif dans cette "épreuve" et n'entend pas baisser les bras face au procès prévu en juin prochain: « Nous on vient du sport. Quand on nous en met une belle, on tend pas l'autre joue, on sait se battre ! » Et son associé de relativiser la portée de l'affaire: « Ca s'est beaucoup dégonflé par rapport à ce qu'espéraient certains de nos concurrents. L'affaire s'est énormément réduite. Mais, c'est une véritable épreuve que nous avons traversé". Une confiance affichée soutenue par des résultats en hausse sur 2016 avec six nouveaux équipements neufs, huit contrats renouvelés et trois équipements repris à la concurrence. « Nous sommes la société qui enregistre le plus de renouvellement », se félicite Jean-Pascal Gleizes qui annonce pour 2017 l'ouverture de trois nouveaux équipements aquatiques au premier semestre, dont deux dans le Morbihan et un dans l'Essonne.

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