Manche

Distribution

Gosselin investit dans une nouvelle ligne de production

Par Isabelle Evrard, le 22 février 2018

La SAS Gosselin, spécialisée dans l'expédition, le conditionnement et l'exportation de légumes frais, poursuit son développement. Elle vient d'investir près de 3 millions d'euros dans une nouvelle ligne de production, dont un nouveau trieur optique pour carottes, qui permettra de trier vite et mieux les légumes.

Chaque jour, ce sont 130 à 140 références de légumes qui sont soigneusement réceptionnés, contrôlés, lavés, triés puis emballés 
Chaque jour, ce sont 130 à 140 références de légumes qui sont soigneusement réceptionnés, contrôlés, lavés, triés puis emballés  — Photo : Isabelle Evrard - Le Journal des Entreprises

Gosselin Normandie est née il y a près de cinquante ans, en 1970, de la volonté de deux producteurs de légumes du Val de Saire : Lucien Gosselin et Jean-Paul Hamel. Si ce dernier quitte la société quelques années plus tard, la famille Gosselin est bien décidée à poursuivre l’aventure. Les générations de Gosselin se succèdent ainsi à la tête de l’entreprise : aujourd’hui, la direction est assurée par l’un des fils, Nicolas et la génération suivante, le petit-fils, Marius, 21 ans, pourrait bien prendre la suite.

Spécialisée dans l’expédition, le conditionnement et l’exportation de légumes en frais, l’entreprise, nichée au cœur du Val de Saire, avec ses 150 salariés, commercialise aujourd’hui plus de 45 000 tonnes de légumes par an pour un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros, dont 20 % à l’export. « Chaque jour, ce sont 130 à 140 références de légumes qui sont réceptionnés, contrôlés, lavés, triés et emballés », confirme Jean-Claude Lelièvre, chef d’entrepôt, présent depuis 37 ans dans l’entreprise, « notre produit phare reste la carotte, nous en traitons plus 15 000 tonnes chaque année. »

Nouveau trieur optique

Nicolas Gosselin (au centre): "nous devons répondre encore  mieux à la demande des consommateurs et continuer d'investir en ce sens"
Nicolas Gosselin (au centre): "nous devons répondre encore mieux à la demande des consommateurs et continuer d'investir en ce sens" - Photo : Isabelle Evrard - Le Journal des Entreprises

Bien décidée à poursuivre son développement, la SAS Gosselin vient d’investir plus de 2,8 M€ dans une nouvelle ligne de production, dont un nouveau trieur optique pour carottes. « La nouvelle machine va nous permettre de trier les carottes en fonction de leur longueur, de leur diamètre mais aussi de leur coloration. De 8 tonnes, on pourra passer à 10 tonnes à l’heure. Si un client nous commande des lots de 12 carottes pour un kilo, la machine peut le programmer », explique Nicolas Gosselin. « Quatre à cinq semaines de travaux seront nécessaires pour installer cette nouvelle ligne », ajoute-t-il.

D’autres investissements sont programmés d’ici 2020 en vue de développer l’activité : une nouvelle chaîne de conditionnement pour les petites unités, une machine ensacheuse pour les carottes et les navets, une machine à faire de la glace pour une meilleure conservation des brocolis. « Il s’agit de répondre encore mieux à la demande des consommateurs. Tout le challenge est essayer d’imaginer ce que le client aimerait avoir dans les cinq années à venir ! » Une certitude : « Nos clients veulent des produits bien travaillés avec des emballages le plus léger possible. »

Aides de la Région et de l’Europe

La SAS Gosselin a bénéficié d’un accompagnement financier régional et européen à hauteur de 30 % des dépenses pour la mise en place de sa stratégie de développement et de ses futurs investissements : « Cette aide intervient dans le cadre d’un appel à projet qui devait respecter trois critères : l’ancrage dans le territoire, le respect du développement durable, et la mise en place d’équipements qui améliore la valorisation des produits », tient à préciser David Margueritte, vice-président de la Région Normandie. Au total, quatre entreprises normandes ont été retenues: outre la SAS Gosselin, la brasserie Les deux amants à Val de Reuil, la coopérative de teillage de lin du Vert Galant à Saint-André-sur-Cailly, et le Moulin d’Auguste aux Andelys.

Chaque jour, ce sont 130 à 140 références de légumes qui sont soigneusement réceptionnés, contrôlés, lavés, triés puis emballés 
Chaque jour, ce sont 130 à 140 références de légumes qui sont soigneusement réceptionnés, contrôlés, lavés, triés puis emballés  — Photo : Isabelle Evrard - Le Journal des Entreprises

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