BTP

Le breton B3-Ecodesign construit des logements en containers près d'Angers

Par Olivier Hamard, le 18 mars 2019

La société bretonne B3-Ecodesign construit à Trélazé, dans le Maine-et-Loire, un ensemble de 36 logements original. Réalisé par l’assemblage de 103 containers, il sera le premier de cette ampleur en France.

Les containers, superposés et assemblés, seront ensuite recouverts d'un bardage.
Les containers, superposés et assemblés, seront ensuite recouverts d'un bardage. — Photo : Maine-et-Loire Habitat

Jusqu’alors, la société B3-Ecodesign, installée sur le site de PSA à Chartres-de-Bretagne, en Ille-et-Vilaine, avait déjà construit des logements collectifs en containers, mais jamais de cette taille, avec 103 unités préparées d'abord en usine, puis assemblées sur place. Pour le compte du bailleur Maine-et-Loire Habitat, l’entreprise bretonne a conçu un ensemble de 36 logements du T2 au T4, qui voit le jour actuellement dans le quartier de la Quantinière à Trélazé, près d'Angers.

12 jours de préparation en atelier

En fin d’année 2019 seront livrés les 2 premiers éléments de l’ensemble de logements du quartier de la Quantinière de Trélazé, réalisés entièrement en containers. 103 au total, transformés dans un premier temps dans l’entreprise B3-Ecodesign, qui emploie une cinquantaine de salariés, puis acheminés par la route avant d’être assemblés sur place. « Nous réalisons le maximum de choses en atelier, précise Clément Gillet architecte de formation et président de B3-Ecodesign. Toutes les ouvertures sont déjà faites avant le transport, de même que les huisseries extérieures, les câblages et l’isolation. Au total, il faut environ 12 jours de préparation en atelier. Et nous transformons actuellement un container par jour dans l’usine. »

Une fois préparé, chacun des modules livrés avoisine les 7 tonnes. Fabriqués en Chine, ces containers ont effectué un seul voyage vers l’Europe pour des compagnies maritimes, auxquels ils sont rachetés par l’entreprise rennaise dans le port du Havre.

Des containers plus anciens pour réduire les coûts

Les containers, de plus de 12 mètres de long sur 2 mètres 50 de large, arrivent donc vides dans l’usine de B3-Ecodesign. « Ils sont fabriqués dans un acier qui ne rouille pas, précise Clément Gillet. Ils sont très légers par rapport à leur volume et nous les déconstruisons pour les renforcer. Ils sont également très bien isolés sur les plans phonique et thermique. » Le mode de construction est plus rapide et une fois assemblés, les éléments seront ensuite recouverts d’un bardage. « Le projet s’élève à près de 5 millions d’euros, précise Gonzague Noyelle, le directeur de Maine-et-Loire Habitat, ce qui est actuellement plus élevé que la construction traditionnelle. »

Les 103 containers seront peu à peu superposés et assemblés pour former deux ensembles de 36 logements. Le premier devrait être livré en fin d’année, le second au cours du premier trimestre 2018. L’entreprise bretonne, qui a déjà construit depuis fin 2010 plus de 300 logements, individuels et collectifs, travaille actuellement sur un autre ensemble de 66 logements qui devrait voir le jour à Noisy-le-Sec, en banlieue parisienne. « Les containers sont utilisés pour le transport maritime pendant environ 15 ans, précise Clément Gillet, et ils sont à terme en très bon état. Actuellement, nous utilisons des containers qui n’ont effectué qu’un voyage. Nous réfléchissons à la possibilité de racheter des containers de dernier voyage, ce qui permettrait de réduire les coûts et de diminuer l’empreinte carbone. »

Les containers, superposés et assemblés, seront ensuite recouverts d'un bardage.
Les containers, superposés et assemblés, seront ensuite recouverts d'un bardage. — Photo : Maine-et-Loire Habitat

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