Grand Est

Industrie

Une table ronde pour promouvoir les synergies pour l'Usine du Futur

Par Jonathan Nenich, le 20 décembre 2018

Les industriels lorrains se tournent de plus en plus vers l’Usine du Futur. À l’occasion d’une table ronde organisée chez l’équipementier ThyssenKrupp Presta France, plusieurs responsables sont revenus sur les synergies à mettre en place pour y parvenir et sur le rôle prépondérant des écoles d’ingénieurs dans cette transformation.

Table ronde sur le site de ThyssenKrupp Presta France autour de la promotion des synergies pour l'Usine du Futur.
La transition des industriels vers l'Usine du Futur est un sujet qui devrait animer l'année 2019. — Photo : Jonathan Nenich

À l’occasion d’une table ronde sur le thème « Promouvoir les synergies pour l’Usine du Futur » organisée chez l'équipementier ThyssenKrupp Presta France à Florange, plusieurs responsables représentant différentes entités se sont exprimés sur le sujet : « Ce sont les liens entre la recherche, l’industrie et les services qui constituent l’Usine du Futur. Notre objectif est de nouer des partenariats entre Metz Métropole et les industriels mosellans. Il nous faut aussi faciliter les mobilités entre les différents territoires », a expliqué Béatrice Agamennone, vice-présidente en charge du Projet Métropolitain à Metz Métropole.

« Tous les ingénieurs diplômés doivent être 4.0 »

Alors que 73 % de la main-d’œuvre en France se situe en dessous de la moyenne européenne en termes de compétences numériques, Pierre Chevrier, le directeur de l’École Nationale d’Ingénieurs de Metz voit cela comme une perspective de développement : « Le high-tech peut faire rêver les jeunes. Nous avons pour challenge de former les ingénieurs dont les entreprises ont besoin. Nous devons les amener vers la réussite, le succès et l’emploi. Les écoles de la région doivent être dans la synergie pour aller vers l’Usine du Futur. » L’axe de travail est de permettre aux entreprises d’effectuer leur bascule, pour arriver à la transformation digitale inéluctable. Dans le Grand Est, 400 entreprises sont déjà très engagées vers le processus d’Usine du Futur. « Tous les ingénieurs diplômés doivent désormais être 4.0 », a conclu Rémi Saddoco, maire de Mondelange (Moselle) et président de l’accélérateur C2IME (commission d’investissement à l’Innovation et à la mobilisation économique), qui permet à toute entreprise qui dispose d’un projet industriel dans le Grand Est, de bénéficier d’un soutien pour favoriser son développement économique.

Table ronde sur le site de ThyssenKrupp Presta France autour de la promotion des synergies pour l'Usine du Futur.
La transition des industriels vers l'Usine du Futur est un sujet qui devrait animer l'année 2019. — Photo : Jonathan Nenich