Vendée

Énergie

Éoliennes : Le dossier d'autorisation du projet vendéen rendu à l'État en mai

Par Adrien Borga, le 05 mai 2017

Le consortium des éoliennes en mer au large de l'île d'Yeu et de Noirmoutier doit rendre incessamment sa demande d'autorisation de travaux à l'État.

Photo : Hans Hillewaert

Le dossier de demande d'autorisation des travaux à l'État est prêt ou presque. Il sera rendu durant la première quinzaine de mai. La limite est fixée au 3 juin 2017. Le consortium porté par Engie, EDP et la Caisse des dépôts a passé trois ans à travailler sur les études d'impact et l'affinage du projet. Ce dossier est celui qui sera soumis à l'enquête publique, il comporte la demande de concession du domaine public maritime et la conformité avec la loi sur l'eau. L'enquête publique devrait avoir lieu fin 2017. Les autorisations de début des travaux devraient être délivrées par la préfecture de Vendée entre mi 2018 et fin 2018. « Il faut envisager les recours et les obstructions à partir de 2019. La mise en service est prévue entre 2021 et 2023 selon le cahier des charges », détaille Lucile Forget, qui pilote localement le projet pour le consortium.

Appels d'offres

Les différents appels d'offres seront passés à compter du deuxième semestre 2017. Le consortium prend en charge les appels d'offres pour ce qui concerne les sous-stations électriques, les fondations, les câbles, l'exploitation et la maintenance de ces éléments. Adwen s'occupe des éoliennes et de leur maintenance. Chacun lançant des appels d'offres. « Les signatures interviendront fin 2018, début 2019. Mais nous avons procédé à des identifications d'entreprises dès la fin 2015, précise Lucile Forget. Début 2016, nous avons préqualifié certaines d'entre elles. Le cahier des charges nous oblige à travailler avec des entreprises locales. Nous avons vocation à identifier et à intégrer aussi des sous-traitants de rang 2, 3 ou 4. »

Difficultés pour les locaux

« Assez peu d'entreprises locales répondent à ces marchés hormis celles qui sont déjà positionnées sur ces segments. Il y a une forme d'essoufflement, les procédures sont longues. Beaucoup demandent les cahiers des charges mais ne donnent pas de suite. Souvent elles ne parlent pas anglais qui est la langue du projet et leurs outils de production sont inadaptés. Pour pallier cela, nous faisons de gros efforts d'accompagnement afin de faire monter en compétences de potentiels sous-traitants. Nous travaillons notamment avec Néopolia sur ces thématiques », regrette la représentante locale du projet. Néanmoins, des entreprises locales ont déjà participé aux études préalables et notamment à la campagne géotechnique comme LHD Atlantic scaphandre ou Innosea. À terme, une fois les éoliennes construites, 125 personnes travailleront à l'exploitation et à la maintenance pour Adwen ou pour le Consortium.

Photo : Hans Hillewaert

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