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Galian Cycles : "On est noyé dans les multiples dispositifs qui existent"

Par Virginie Monvoisin, le 15 novembre 2023

Né à Rennes en 2019, Galian Cycles a créé un vélo-cargo premium à assistance électrique et made in France. Son président, Jean-Marc Lesimple, regrette la complication des dispositifs pour pouvoir obtenir des subventions.

L’équipe de Galian Cycles autour des deux dirigeants Vincent Renard (à gauche) et Jean-Marc Lesimple (3e en partant de la gauche).
L’équipe de Galian Cycles autour des deux dirigeants Vincent Renard (à gauche) et Jean-Marc Lesimple (3e en partant de la gauche). — Photo : Galian

Galian Cycles (7 collaborateurs), né à Rennes en 2019, a fait le pari de créer un vélo-cargo premium à assistance électrique et made in France. Revendiqué comme unique au monde, l’engin permet de véhiculer deux adultes et deux enfants. L'entreprise a déjà "prévendu" une trentaine de vélos, Galian tablant ensuite sur 150 véhicules produits en 2024 (soit 900 000 euros de CA). Mais la production n’a pas démarré dans les temps, Galian ayant lui-même pris du retard sur la conception de son produit. Il doit faire face à des retards d’aménagement du site de La Janais qui devait l’accueillir à partir de début 2023 (qui appartient à Rennes Métropole), sur 300 à 400 m². Le bâtiment n’est pas prêt. "Les temps de décision sont trop longs, regrette Jean-Marc Lesimple, président associé de la TPE. L’aménageur peine aussi à trouver des prestataires, les appels d’offres se révélant en partie infructueux. Et puis, le projet est complexe à penser pour que les 25 000 m² à réindustrialiser soient utiles et efficaces. Rennes Métropole semble avoir mis du temps à prendre conscience qu’il y a beaucoup de sujets à traiter…" En attendant son installation, la collectivité a trouvé une solution temporaire pour permettre à Galian de démarrer, bientôt, sur 100 m². "C'est un moindre mal, mais tout cela crée beaucoup de vagues émotionnelles, confie Jean-Marc Lesimple. Ce qui me chagrine, c’est l’accompagnement des gens qui veulent réindustrialiser. Il y a des milliards d’euros prévus par le plan France 2030, mais ils sont dédiés à de gros projets. Si vous n’avez pas besoin de 5 millions, on ne vous regarde pas ! Ce qui est compliqué c’est qu’il y a des cases à cocher dans tous les sens : un coup l’entreprise est trop "vieille", un coup on a trop de collaborateurs ou alors pas assez… On est noyé dans les multiples dispositifs qui existent pour obtenir des subventions. Monter des dossiers est extrêmement chronophage, et pendant ce temps, on ne fait pas avancer notre business. Il faudrait un interlocuteur unique par entreprise."

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