Nouvelle-Aquitaine

Banque

La Banque populaire confie ses newsletters à un robot

Par Valérie Defournier-Smith, le 28 mai 2018

Depuis deux mois, le groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne) accueille un nouveau collaborateur... Un robot nommé Violette qui permet au groupe bancaire de gérer l'élaboration et l'envoi de ses newsletters. 

L'équipe de la BPCE permet à Violette de s'améliorer quotidiennement. — Photo : BPCE

Violette a deux mois. C’est le premier robot de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique (BPACA), né de la rencontre entre Ludovic Favarette, directeur Innovation et Transformation de la BPACA et digital champion du groupe Banque Populaire - Caisses d'épargne (BPCE), et Benoît Raphaël. Cet ex-journaliste, cofondateur de Trendsboard, spécialiste de l’innovation médias made in France, est aussi éleveur de robots, dont le célèbre Flint. « Il s’agissait de lancer une expérimentation sur une thématique qui nous touche », explique Ludovic Favarette. En l'occurrence, l'élaboration et l'envoi des newsletters de la banque aquitaine.

En coulisses, Benoît Raphaël travaille avec Thomas Mahier, ingénieur big data sur des technologies basées sur l’apprentissage (ou "machine learning"). Il s’agit d’éduquer une intelligence artificielle qui puisse être capable de gérer une newsletter hebdomadaire avec des articles de presse en français et en anglais sur une thématique précise. Violette a donc été élevée par une équipe de transformation digitale. Tous les jours, le robot propose des articles. Leur pertinence est ensuite évaluée pour permettre à Violette de s'améliorer. 

Gagner du temps

Le but affiché pour Ludovic Favarette : « créer une valeur ajoutée pour gagner du temps et s’affranchir d’un acteur de veille de presse. » Pour cela donc, tous les matins, trois personnes veillent au grain et "élèvent" Violette. Pas question de remplacer les humains mais plutôt de « démocratiser la technologie, en désinhibant les collaborateurs ». En réalité, ce projet s’inscrit dans la continuité de la transformation digitale du groupe BPCE, qui s'est notamment matérialisée par la création d'une taskforce dédiée. BPCE veut se positionner comme précurseur dans l'innovation bancaire : en avril dernier, Samsung lui a donné l'exclusivité du lancement de sa solution de paiement mobile en France, moins d’un an après que le groupe bancaire a le premier lancé le paiement intégré à l’iPhone.

Les start-up, la R&D externalisée du groupe

« Nous voulons créer une valeur ajoutée pour les clients », assure Ludovic Favarette. Au cœur de cette mouvance, les start-up, « la R&D externalisée du groupe ». Et pour cause, celles-ci seraient près de 500 à travailler avec le groupe BPCE. Il y a quelques mois Fid’Pro, un outil d’analyse des big data et de fidélisation de la clientèle du commerce de proximité, développé par la start-up Izicap, a été proposé et déployé dans la région par BPACA. De quoi rapprocher encore un peu la banque des entrepreneurs, son coeur de clientèle.

L'équipe de la BPCE permet à Violette de s'améliorer quotidiennement. — Photo : BPCE

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