Le Journal des Entreprises : Pourquoi lancer un nouveau service de livraison de repas à domicile à vélo à Nantes ?
Stéphane Ficaja : « Après Paris, Londres, Lille et Bordeaux, c’est la cinquième ville où on lance UberEats, parce que Nantes fait partie des villes les plus dynamiques que l’on a identifié. Nous connaissons bien le marché nantais, où nous avons lancé Uber il y a maintenant 3 ans. Nous prévoyons de lancer UberEats dans cinq ou six autres villes d’ici la fin de l’année. Nous avions lancé le service à Paris et Londres il y a un an seulement. On prend notre temps, nous ne voulons pas nous lancer dans une expansion folle comme ce qu’a pu faire Take Eat Easy qui s’est brûlé les ailes l’été dernier. »
La start-up avait en effet déposé le bilan faute d’avoir trouvé son business model. Comment comptez-vous vous différencier ?
S.F. : « Nous avons choisi de prendre le temps de nous implanter et de présenter une offre différente : pas de limite sur le montant de la commande, livraison en moins de 30 minutes et une possibilité de se faire livrer tard dans la nuit. A long terme, cela fera la différence. Le monde de la livraison est en explosion, c’est un marché qui bouge très vite. Cela force les acteurs à s’améliorer. Cela ne nous fait pas peur. D’ici un an, les perspectives seront beaucoup plus claires. Il y a une vraie place à prendre si on pense notre stratégie sur le long terme, sur cinq ans ou dix ans. »