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Wienerberger va cesser la production de briques sur son site angevin de Durtal
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Wienerberger va cesser la production de briques sur son site angevin de Durtal

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Le groupe Wienerberger, qui a ouvert une usine à Durtal en juillet 2011, va y arrêter en 2026 la production de briques de structure, déjà à l'arrêt depuis août dernier. Cette décision engendrera potentiellement 37 suppressions de postes. Les installations industrielles seraient néanmoins conservées et la plateforme logistique maintenue.

Ouvert en 2011, le site de Wienerberger à Durtal, qui représente 16 000 mètres carrés sur un terrain de 8,7 hectares, va cesser en 2026 son activité de production de briques en terre cuite — Photo : Wienerberger

À Durtal (Maine-et-Loire), le site du groupe Wienerberger (plus de 20 000 salariés, 4,5 Md€ de CA) va cesser en 2026 son activité de production de briques de terre cuite, une unité mise en service en juillet 2011 après un investissement initial de 43 millions d’euros. 37 des 40 salariés seraient concernés par une suppression de poste. "La priorité serait alors donnée au reclassement interne, sachant que plus de 70 postes sont actuellement ouverts sur les différents sites de Wienerberger en France," indique néanmoins la filiale française du groupe international basé à Vienne, en Autriche, qui fournit des solutions pour l’ensemble de l’enveloppe du bâtiment et des infrastructures de gestion de l’eau et de l’énergie.

Un projet de transformation

La décision de Wienerberger trouve ses raisons dans la conjoncture actuelle : la construction neuve est en proie depuis 2022 à une forte crise qui impacte l’ensemble du secteur. "Cette situation de tension, marquée en particulier par l’effondrement des ventes des promoteurs et des constructeurs, a entraîné au sein de la société, une surcapacité industrielle de son activité de briques de structure en terre cuite, pesant sur sa compétitivité", indique Wienerberger France. Basée à Achenheim, dans le Bas-Rhin, cette entité emploie près de 800 collaborateurs dans 8 usines de production de tuiles et de briques et a généré 187 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024. Le groupe Wienerberger a par ailleurs intégré en 2023 les activités de son concurrent Terreal dans l'Hexagone (400 M€ de CA, 1 359 salariés dans 17 sites).

La filiale française a donc par ailleurs décidé d’engager un projet de transformation de son activité Structure, "pour renforcer sa position sur le marché français, préserver sa compétitivité et permettre son développement." Wienerberger prévoit ainsi "des investissements majeurs pour la modernisation et la décarbonation de 5 sites en France."

Le site de Durtal en sous-activité chronique

Cette surcapacité industrielle engendre depuis quelques années sur le site de Durtal une sous-activité qualifiée de "chronique" par Wienerberger France. La production y est même à l’arrêt depuis le mois d’août dernier. "Le secteur est très concurrentiel dans l’Ouest où nous sommes peu présents, explique Alain Guéry, directeur de production pour l’activité brique de Wienerberger France. Le marché est donc peu développé et une partie de la production de Durtal alimentait d’autres sites en France, ce qui ajoutait des coûts de transport importants." Ainsi, selon la filiale française du groupe autrichien, cette sous-activité de l’usine durtaloise et sa distance des autres sites "rendent son maintien industriel difficile dans le cadre du projet de transformation engagé."

Maintien d'une plateforme logistique

Wienerberger France souhaite toutefois maintenir pour l’instant les installations industrielles durtaloises et va conserver la plateforme logistique du site, avec 3 collaborateurs, pour disposer de stock et distribuer ses produits dans l’ouest de la France, tuiles et briques de parement ou de structure.

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