Visite officielle : Comment les Transports Vialon ont accueilli Sarkozy

Visite officielle : Comment les Transports Vialon ont accueilli Sarkozy

Nicolas Sarkozy Début septembre, le chef de l'Etat s'est rendu dans l'entreprise Jean Vialon à la Fouillouse. De quoi donner des sueurs froides à son dirigeant...

«C'est un vrai sentiment de fierté et de reconnaissance de l'entreprise. Mais c'est très très très stressant!». Louis Vialon, président des Transports LTR-Vialon à la Fouillouse, fait référence à la visite du chef de l'État début septembre. Pour le Journal des entreprises, Louis Vialon revient sur les coulisses de cette journée hors norme.




Une énorme fierté

«J'ai appris la nouvelle juste avant l'été. Nicolas Sarkozy devait venir début juillet. Pour des raisons de contraintes internationales, le rendez-vous a été décalé en août puis en septembre. Il souhaitait s'entretenir avec la filière transports», raconte le dirigeant. Pourquoi avoir choisi la Loire, et plus particulièrement les transports Vialon? «La fédération nationale des transports routiers et son cabinet sont tombés d'accord sur notre nom». Probablement que son engagement pionnier en France dans le développement durable, son investissement dans le transport de la paille, son envergure dans la Loire (200 salariés; 26M€ de CA) ainsi que la stature de son dirigeant par ailleurs président de la FNTR Loire, auront représenté les arguments majeurs du choix de Nicolas Sarkozy. «Tout de suite, là, quand on nous donne l'information, on se dit waouuu. Et on pense tout de suite à ce qu'il va falloir faire...». Puis vient la phase opérationnelle de préparation de la visite. «Nous avons été bien accompagnés par les services officiels». Malgré tout, Louis Vialon en a eu des sueurs froides: «c'est un énorme cadeau mais en même temps, c'est une vraie prise de risque! On pense alors à tout ce qui peut éventuellement déraper». Prise de commande, chargement, camion, sécurité, gestion du carburant, poste paille... Toutes les étapes de la visite se sont finalement déroulées sans anicroche. «Heureusement, le climat social était apaisé».




Un coup de balai

«Nous avions demandé à quelques salariés d'expliquer leur travail, à chaque étape. Cela n'a posé aucun problème. Aucun n'a refusé, ils étaient tous très fiers de parler de leur entreprise. Et à contrario, cela n'a soulevé aucune jalousie je pense «», assure Louis Vialon. «Nous avions décidé de mettre en avant des profils variés: une femme, un jeune, un ancien présent dans l'entreprise depuis des dizaines d'années...». Et d'assurer: «nous n'avons rien fait de particulier, juste un coup de balai. Et une cravate pour moi!» Côté business, l'entreprise a dû bloquer quelques conducteurs, d'où une perte certaine de chiffre d'affaires mais «largement compensée par la notoriété acquise grâce à cette visite». Trois semaines plus tard, l'effervescence est totalement retombée. «Il nous est arrivé un truc un peu fou mais on s'est vite remis au travail», conclut le dirigeant.