Cepaf pour centre de recherche transfert et innovation sur les procédés avancés de fabrication. Voici le nom du projet déposé le 2décembre dernier par le Cetim, l'Enise, l'École des Mines et l'Insa, par l'intermédiaire du pôle de compétitivité mécanicien Viaméca. «Nous savons que des procédés de fabrication utilisés dans certains secteurs d'activité pourraient parfaitement être appliqués dans d'autres. Par exemple, des procédés qui fonctionnent bien pour l'aéronautique pourraient faire progresser le secteur automobile», explique Bernard Laget, directeur de l'Enise, l'école d'ingénieurs de Saint-Étienne. Ce Cepaf, dont la création dépend du résultat de l'appel à projets qui devrait être connu dans les trois mois à venir, a pour ambition de devenir le guichet unique de l'innovation pour les procédés avancés de fabrication. «Il s'agit, en fait, de coordonner les services et dispositifs existants déjà», insiste Bernard Laget. Si cette structure venait effectivement à voir le jour, elle aurait une dimension régionale. «Il s'agit de ne pas se marcher sur les pieds et d'avancer en bonne intelligence», continue le directeur de l'Enise.
Écosystème de gestion de l'innovation
La création de ce centre de recherche constituerait la première étape de la mise en place du pôle "Transfert " au sein de Viaméca, dans le cadre d'une problématique générique, "l'écosystème de gestion de l'innovation". Il s'appuierait sur les unités pilote à dispositif partagé, UPDP, développées par le Cetim, l'Enise et plus récemment l'École des Mines. «Nous avons mis au point des technologies très innovantes mais nous avons été confrontés à un problème important: ces machines, ces procédés ont été mis au point sur notre territoire avec des fonds du territoire mais, faute d'industriels locaux capables de les reprendre à leur compte, les brevets ont été rachetés par de grosses entreprises venues d'ailleurs», regrette Alain Saniard, du Cetim. «Nous avons donc constitué des groupes d'entreprises non concurrentes qui, pendant trois ans au maximum, exploitent cette machine. Ils peuvent ainsi la valider techniquement, disposer de données économiques fiables sur sa rentabilité et adapter progressivement les ressources humaines nécessaires. Si cela fonctionne, soit ils rachètent la machine pour produire leurs pièces, soit les brevets sont revendus à un équipementier, en priorité local.» C'est dans ce contexte, par exemple, qu'est exploitée la technologie mise au point par le Grand Projet poudre, GPP Multimat. Il existe aujourd'hui cinq plates-formes, dont deux viennent de démarrer: "Dental" sur laquelle dix prothésistes dentaires se partagent une machine permettant la réalisation de bridges par fusion laser céramique; et SLCT (soudage laser et cintrage de tubes) avec un équipementier rhodanien, Silfax, ayant pour objectif de développer de nouveaux procédés en étant capable de cibler précisément l'utilisation de matériaux nobles dans la fabrication d'un tube afin de réaliser des économies de matière première. «L'objectif final est vraiment de réduire le temps de diffusion de l'innovation en permettant à des entreprises de petite envergure d'accéder à ces technologies en partageant les coûts», conclut le directeur du Cetim.
Contact: 04.77.79.40.42. www.viameca.fr
Dans le cadre d'un appelà projets de la Caisse des dépôts et consignations,le pôle de compétitivitéViaméca a déposé un projet prévoyant la création, dans la région, d'un centre de recherche, transfert et innovation sur les procédés avancés de fabrication. Objectif: devenir le guichet unique de l'innovation en la matière.