Pas toujours très connues faute de communication, les structures permettant de développer de la recherche dans les PME-PMI sont pourtant nombreuses. Dans chaque région, il existe des structures publiques en lien avec l'enseignement supérieur et adaptées au domaine de l'entreprise. En voici quelques-unes.
Les pôles de compétitivité
Il en existe 71 en France et chacun oeuvre dans un domaine précis. «Le pôle de compétitivité met en relation les entreprises et les laboratoires de recherche et écoles par le biais de projets collaboratifs, explique Laurent Manach, directeur du pôle de compétitivité EMC2 à Nantes. Notre mission est de développer la compétitivité des entreprises par l'innovation collaborative, et notamment de permettre à des PME de rencontrer des laboratoires de recherche». Dès lors qu'un projet mené avec le pôle est labellisé par celui-ci, l'entreprise peut obtenir des aides financières, comme celles délivrées par le Fonds unique interministériel.
Les «structures adossées»
Filiales de l'université, associations ou sociétés anonymes, elles tendent à se développer. Elles sont un intermédiaire entre un entrepreneur qui ne sait où trouver des étudiants intéressés par son domaine et des ingénieurs ou doctorants à la recherche d'un stage ou d'un codirecteur de thèse. Ce type de structure existe sur un grand nombre d'universités(*). Pour faciliter la démarche de l'entrepreneur, celui-ci passe par un «correspondant», via un appel téléphonique par numéro vert. Cet intermédiaire, après un rendez-vous qui permet de comprendre les besoins de l'entrepreneur, orientera le dirigeant vers le secteur qui l'intéresse.
Institut Mines-Télécom
Établissement public, l'institut est un opérateur d'enseignement et de recherche. Il regroupe quatre grandes écoles d'ingénieur et fonctionne avec sept écoles associées, dont six sur le territoire et une à Tunis. Là sont développés les métiers de la formation, de la recherche et de l'innovation dans le domaine du numérique. L'institut fonctionne donc de manière privilégiée avec les PME et les grosses entreprises. D'autres structures du même type existent dans d'autres domaines, comme l'École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA) ou AgroParisTech qui regroupe l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF), l'École nationale supérieure des industries agricoles et alimentaires (ENSIA) et l'Institut national agronomique Paris-Grignon (INA P-G).
(*) Bordeaux, Lille, Paris, Nantes, Lyon, Limoges, Compiègne, Marseille, Grenoble, Dijon,etc.
Les PME sont souvent désarmées lorsqu'il s'agit de solliciter l'enseignement supérieur. Des structures permettent cependant de faire le lien entre les deux mondes.