Voilà douze ans que le succès du groupement d'employeurs Vénétis est éprouvé: 150 entreprises adhérentes, 100 emplois à temps partagé pérennes. Plus de 650 emplois créés depuis 1997. Le concept est aujourd'hui copié et essaimé en Bretagne et en France. L'infrastructure déploie d'ailleurs ses atouts en temps de crise. Certaines entreprises assouplissent leurs charges pendant que d'autres montent en puissance. Et ce, sans détruire le nerf de l'économie: l'emploi. Le principe des vases communicants auquel joue Vénétis suffit à maintenir l'équilibre sur un territoire. Non sans la force de conviction d'une équipe, Franck Delalande en tête.
Trois postes déjà créés
Rejoint par David Le Thuaut, précédemment adhérent puis salarié à temps partagé, le directeur de Vénétis vient de se lancer un défi. Dupliquer à Lorient un système qui a fait ses preuves à Vannes. «L'objectif est de maintenir les compétences sur un territoire», explique-t-il. «Vénétis est enfin prêt à porter ce type d'investissement». Cofinancée par Vénétis, le conseil régional et accompagnée par le centre de ressources des groupements d'employeurs, une étude action est actuellement menée par David Le Thuaut sur le pays de Lorient. À fin octobre2008, on comptait près de 18.000 demandeurs d'emplois et 18% de salariés à temps partiel. Un vivier potentiel de ressources en compétences sur lequel s'appuie David Le Thuaut. «J'ai déjà rencontré une soixantaine d'entreprises du bassin, de toutes tailles, pour identifier leurs besoins. Des réflexions sont en cours pour des emplois à temps partagé dès la rentrée», indique-t-il.
Réinventer le statut de salarié
Durant l'été, trois postes à temps partagé ont été créés en ressources humaines, sécurité/environnement et sécurité/qualité. Car pour Franck Delalande, l'important c'est l'action. «On doit être réactif quand une entreprise a un besoin», assure-t-il. Thierry Fauvet, directeur d'NRJ Bio à Lorient l'a bien compris. Il fait parti des trois premiers utilisateurs des services de Vénétis. Convaincu qu'il faut réinventer un business modèle autour d'un nouveau mode d'emploi. «Le temps partagé est un état d'esprit», reconnaît-il. «En tant qu'employeurs, nous ne sommes pas en possession et en contrôle d'une compétence mais devons penser en terme de valeur ajoutée et de partage. Le benchmark qui peut être fait par le salarié à temps partagé est un enrichissement pour l'entreprise.» Afin de développer son activité et d'assurer l'ouverture de nouvelles agences, Thierry Fauvet a recruté une responsable RH une journée par semaine. «Mais nous ne nous contenterons pas de ça à terme», indique-t-il. Si le développement de Vénétis à Lorient se concrétise, cela répond aussi à un maillage territorial en faveur de l'emploi. 25 entreprises sont adhérentes sur le pays d'Auray, employant 15 personnes à temps partagé. «Une présence à Lorient peut créer un appel d'air et une dynamique», conclut Franck Delalande. Réponse le 1ernovembre, au terme d'un dernier comité de pilotage réunissant une vingtaine de chefs d'entreprises et d'acteurs institutionnels lorientais.
Contact. David Le Thuaut à Lorient. Tél.: 02.97.54.64.70.
Le 1ernovembre, la décision de créer ou non un groupement d'employeurs sur le pays de Lorient sera officielle. Un défi que s'est lancé Vénétis qui mène une étude et des actions depuis plus de quatre mois.