Confiante dans son futur, la PME Bérieau mène une politique d'investissements soutenue. « Nous avons agrandi d'un quart la surface de production », indique Michel Bertrand, le directeur général de ce sous-traitant, qui réalise des pièces mécaniques, à partir de tous métaux (titane, alu, inox...) ou de plastique, pour les biens d'équipements (robotique, machines pour l'agroalimentaire...), la manutention, le médical, le ferroviaire, ou encore l'aéronautique.
« Nous étions arrivés à saturation », poursuit-il. Le site de Sainte-Florence a ainsi gagné 1.200 m² supplémentaires pour une surface totale de 7.700 m² (dont 6.000 m² en production).
Deux millions d'euros investis en 2016
Une extension qui s'accompagne d'une nouvelle organisation devant permettre d'optimiser l'installation des machines et d'en accueillir de nouvelles. Bérieau, qui change actuellement le système d'information de son atelier, envisage en effet de mieux s'équiper en robotique. Sur 2016, plus de deux millions d'euros sont consacrés au bâtiment et au matériel de production.
« On sera prêt à répondre à la demande »
À Sainte-Florence, les machines tournent à plein régime. « Tout va bien. Le carnet de commandes est rempli ! », se réjouit Michel Bertrand. Société du groupe vendéen Fideip, spécialisée dans le décolletage, l'assemblage et l'usinage de précision en petites et moyennes séries, Bérieau réalise un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros et emploie 90 salariés. Elle vise une croissance de 20 % d'ici deux à trois ans.
Sa volonté : développer l'aéronautique mais pas au-delà de 30 % du chiffre d'affaires, contre 15 % aujourd'hui, « pour ne pas être dépendant d'un secteur ». La hausse des cadences d'Airbus figure d'ailleurs parmi les raisons de l'agrandissement.
De la place pour d'autres extensions
Afin de se développer, la PME compte enfin diversifier son panel de prestations. À ce propos, Michel Bertrand n'exclut pas d'investir dans une société de taille moyenne pour faire du prototypage : « ce que nous ne savons pas faire », indique-t-il.
En attendant, la PME a déjà acheté 20.000 m² de réserve foncière pour « prévoir l'avenir » et s'étendre à nouveau « d'ici cinq à dix ans ». « Le moment sera venu, on sera prêt à répondre à la demande ! », annonce le dirigeant.
Recruter « c'est compliqué ! »
Seul frein à ce développement : le facteur humain. « Ce qui nous manque, c'est le personnel », déplore le directeur général, en phase de recrutement. « Nous cherchons une dizaine de personnes, principalement des régleurs et opérateurs sur machines à commandes numériques. Mais c'est compliqué de trouver ces profils car c'est le plein emploi dans le bassin des Herbiers », souligne Michel Bertrand.
BÉRIEAU (Sainte Florence)
Dirigeant : Michel Bertrand
90 salariés ; 11 millions d'euros de CA
02 51 66 10 29
www.berieau.f
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