Vendée : Sabe rachète Bonnet frères

Vendée : Sabe rachète Bonnet frères

L’entreprise vendéenne Sabe, qui conçoit et fabrique des équipements et process pour le vrac a racheté en juillet dernier Bonnet frères, qui conçoit et fabrique du matériel pour l’exploitation des carrières.

L’entreprises vendéenne Sabe (15 millions d’euros de chiffre d’affaires, 78 salariés), basée à Chauché (Vendée), a conclu cet été une opération de croissance externe en prenant le contrôle de la société Bonnet frères sise à Sain-Maixent-l’Ecole, dans les Deux-Sèvres (12 millions de chiffre d’affaires, 70 salariés).

Départ en retraite
Ce changement d’actionnaire s’est fait à la suite de la retraite de l’un des actionnaires de Bonnet frères. C’est aujourd’hui Arnaud Meynial qui est actionnaire majoritaire par le biais de sa société Cobalt investissement, holding du groupe Sabe. Il est accompagné par un autre actionnaire, Marcel Poirier, un ancien dirigeant de cette société deux-sévrienne.

Des finalités industrielles connexes
Sabe conçoit et fabrique des équipements pour la manipulation et le stockage des denrées en vrac notamment pour l’industrie agroalimentaire, on compte notamment la coopérative vendéenne Cavac ou le groupe Soufflet parmi ses clients. L’entreprise Bonnet frères conçoit et fabrique des cribleuses, des machines de convoyage et de stockage pour l’exploitation des carrières. Ses clients sont les carrières des grands groupes de BTP : Colas, Vinci Eurovia, ou encore Lafarge pour le plâtre.

Synergies
« Ce rachat s’est fait sur la base d’une opportunité qu’il fallait saisir. Les deux sociétés ont vocation à rester autonome, chacune disposant sur son marché d’une forte notoriété. Mais nous allons pouvoir trouver des synergies dans plusieurs domaines, notamment, l’outil informatique, le bureau d’étude ou encore l’achat de matérieux », explique Arnaud Meynial qui dirige les deux sociétés.

L’export en ligne de mire
Si Sabe réalise déjà 30 à 40% de son chiffre d’affaires à l’export, « Bonnet a des marges importantes sur les marchés internationaux», annonce Arnaud Meynial. Les premières pistes sont à chercher du côté du Maghreb francophone et plus loin encore potentiellement avec les clients français ayant des filiales ou des exploitations à l’étranger. « Pour le moment, ce n’est pas à l’ordre du jour que d’aller chercher des marchés très éloignés. Le domaine exige une logistique lourde qui complique les démarches. »

Sabe
(Chauché)
Président : Arnaud Meynial
78 salariés
15 M€ CA en 2015
02 51 41 84 45
www.sabe.fr