Le promoteur Alain Duret a déjà un pied à Nantes, via la réalisation d'opérations immobilières. Fin 2016, il occupera un immeuble de quatre étages (700 m²), quai Barbusse.
« Le groupe Duret va ouvrir un centre d'affaires destiné aux professionnels de l'immobilier », annonce Dominique Ravon, son directeur commercial.
Rez-de-chaussée et premier étage abriteront ses différents métiers : la construction d'habitat collectif et de bâtiment tertiaire (Duret promoteur), celui d'agent immobilier (déjà présent à Montaigu, La Roche, Clisson, Vallet), l'immobilier professionnel (Eucléia) et enfin la maîtrise d'œuvre et l'assistance à maîtrise d'ouvrage (Ouest AMO).
Cinq salariés vont être recrutés pour cette nouvelle représentation. Quant aux étages supérieurs, ils pourraient abriter « un géomètre, un gestionnaire de patrimoine, un cabinet d'audit ou encore un syndic de propriété, imagine Alain Duret, le patron du groupe. Les contacts sont en cours. »
Un projet à 2 M€
Le futur propriétaire se nomme le comité des Floralies, organisateur de l'exposition horticole du même nom. Voisin du futur centre, il finance sa construction. « Le projet s'élève à un million d'euros et à deux millions avec les frais d'aménagement assumés par les entreprises », indique Alain Duret.
Si 85 % de son business reste en Vendée, contre 15 % dans la cité des Ducs, le promoteur de Montaigu aimerait porter ce ratio à 50/50 à terme.
Jeu à la nantaise
« S'entourer des compétences du centre permettra aussi d'attaquer des marchés privés et demain des appels d'offres publics notamment en maîtrise d'ouvrage », explique-t-il
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En football, on pourrait parler de jeu collectif à la nantaise mais, dans l'immobilier, ce regroupement tient plus du réflexe vendéen. « Le contexte nantais est tellement florissant que chacun travaille plutôt dans son coin », estime Alain Duret.
Ancien vendeur de machines agricoles, ce dernier a décollé notamment en faisant équipe avec l'entreprise générale du bâtiment Morisset sur les projets immobiliers. Créé en 2007, le groupe a grandi, de six employés à 40 aujourd'hui. Son chiffre d'affaires devrait avoisiner les 25 millions d'euros cette année. Toujours profitable, il a généré « en moyenne 500.000 euros de résultat net ces dernières années ».
220 logements à La Roche
Après une progression jusqu'en 2012, puis un palier, l'entreprise connaît à nouveau un boom, avec 150 mises en chantier de logements prévues l'an prochain. En construction jusqu'en 2020, l'éco-quartier des Prairies d'Eden à La Roche-sur-Yon et ses 220 logements proposés à la vente (15.000 m²), sera son plus gros chantier.
Et l'occasion de tester un appartement témoin high-tech et connecté, mais aussi d'utiliser la modélisation 3D ou « Bim ». « À terme, l'idéal serait que tout le monde, du maître d'ouvrage à l'architecte, travaille sur un même plan,explique Alain Duret. On verra par exemple tout de suite si l'ingénieur béton qui conçoit les poutres a bien prévu les câblages électriques. On pourra simuler les performances énergétiques, le coût d'un projet... ».
Le groupe planche déjà sur un protocole pour coordonner les différents plans.