« Notre société a toujours fait des résultats positifs, point d’interrogation pour cette année», s’inquiète Jacques Couturier. L’artificier avait, vendredi 19 août, fait exprès le déplacement pour exprimer son désarroi à Emmanuel Macron, alors en visite dans le département. L’avenir inquiète le P-dg d’Artifices JCO qui réalise un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros à l’année. Il dit avoir perdu plusieurs centaines de milliers de chiffre d’affaires cet été à cause des annulations de feux d'artifice des maires à la dernière minute. Mais ce n’est pas cela qui qui l’inquiète le plus : « On a des grandes manifestations prévues en fin d’année, comme la Fête des Lumières, à Lyon, un feu d’artifice à Nancy, le risque d’annulation existe ».
Des conditions de sécurité matériellement irréalisables
Les deux villes avaient effectivement déjà annulé leurs festivités l’an dernier suite aux attentats du 13 novembre à Paris, que vont-elles faire cette année ? Jacques Couturier connait en partie la réponse : « les maires nous disent qu’ils veulent maintenir les festivités mais le problème c’est qu’ils ne sont pas sûrs de pouvoir assurer la sécurité de tous. Depuis les attentats, les conditions de sécurité sont devenues très strictes. « Matériellement irréalisables ou financièrement impossible » expliquent les élus à Jacques Couturier. Si la situation ne s’améliore pas, le chef d’entreprise qui emploie 25 personnes à l’année, jusqu’à 300 saisonniers l’été, envisage de réduire ses effectifs. En France, entre 10.000 et 12.000 feux d'artifice sont tirés chaque année. Environ 60% des manifestations ont lieu les 13 et 14 juillet. Le marché des feux d'artifice en France est estimé à plus de 30 millions d'euros.