À Saint-Philbert-de-Bouaine, le distributeur d'emballages alimentaires EDS a des projets plein les cartons. Après avoir racheté l'entreprise en 2012, Emmanuel de Misouard vient de signer le compromis de vente pour racheter à l'ancien patron les 1.300 m² de bureaux et entrepôts qu'il occupe. Dans la foulée, la PME de huit salariés devrait s'agrandir au second semestre. Bientôt, les allées de l'entrepôt vont être resserrées pour augmenter les capacités de stockage de 30 %, de 1.200 à 1.700 palettes au total. Et les bureaux agrandis de 250 m². « L'investissement global s'élève à 1,2 million d'euros », indique Emmanuel de Misouard.
1.700 m² d'extension en 2017
Disposant d'une réserve foncière, il prévoit déjà de réinjecter par la suite « 1,5 à 2 millions d'euros pour effectuer une extension de 1.700 m² en 2017-18 ». Entreprise de négoce, EDS sous-traite en France et en Europe la fabrication d'emballages, qu'il livre ensuite à la grande et moyenne distribution. Plus précisément des barquettes destinées à accueillir l'alimentation préparée à l'intérieur du magasin (boucherie, boulangerie...). La PME livre 350 magasins en direct, plus des centrales d'achats. Ses clients ? Des enseignes telles que Système U, Leclerc ou Intermarché.
Depuis la reprise, EDS a doublé ses effectifs et fait croître son chiffre d'affaires de 30 %. Aujourd'hui de 2,5 millions d'euros, il devrait avoisiner les 3,5 millions en 2015.
Boîte à pizza haut de gamme
Auparavant commercial en charge des grands comptes pour la maison de champagne Laurent Perrier, Emmanuel de Misouard a taillé sa niche sur le marché de la GMS. En commençant par opérer un double virage : du produit standard vers le haut de gamme, et de la commande pure à la co-conception de certaines références. « Les autres acteurs étaient positionnés sur des produits standards. Il y a une place pour le haut de gamme, notamment si l'on y ajoute du service ».
La boîte à pizza qu'il a conçue illustre sa stratégie. Dotée d'un plastique assez épais et capable de passer au four à 200ºC, elle est devenue en un an son produit phare. « On y glisse une pizza crue qu'on peut faire cuire directement dans la boîte. Le consommateur évite de manger un plat réchauffé voire trop cuit. De l'autre côté, le pizzaiolo du supermarché va deux fois plus vite, puisqu'il élimine le temps cuisson... ». « Les ventes de boîtes à pizza ont rapporté un million d'euros l'an dernier et tirent vers le haut les autres références », déclare Emmanuel de Misouard.
Pour ses emballages, l'entrepreneur ne lésine pas sur l'épaisseur, utilise des produits plus coûteux qu'un simple polystyrène expansé, notamment des matériaux recyclables. Seul petit hic, les emballages restent volumineux. Pour réduire le coût de transport des emballages, il cherche en effet à travailler davantage avec des fabricants de l'Ouest.