Val de Lorraine : L'enjeu de l'espace central métropolitain
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Val de Lorraine : L'enjeu de l'espace central métropolitain

Situé au coeur de la Lorraine, le territoire de Val de Lorraine constitue l'espace central qui doit relier Nancy et Metz pour ne constituer qu'une seule métropole. Une position privilégiée, aux multiples infrastructures, qui explique son attractivité économique.

Le territoire du Val de Lorraine présente une importance singulière pour le département, mais aussi pour la Lorraine. Ce n'est pas tant la reconversion réussie de cet espace hier dominé par les grands ensembles sidérurgiques, ni ses richesses touristiques, comme l'abbaye des Prémontrés, à Pont-à-Mousson ou la «Petite Suisse» que sa position centrale, entre Metz et Nancy, qui fait du Val de Lorraine une terre à enjeux décisifs. Car s'il est une partie de la Lorraine structurante et sur laquelle repose des enjeux politiques et économiques décisifs, il s'agit du Val de Lorraine. «Le territoire a un rôle considérable entre les agglomérations lorraines, confirme Olivier Jacquin, vice-président du conseil général chargé du développement durable et des stratégies d'aménagement du territoire. La question de la métropolisation s'impose.»




Positionnement crucial

Espace central pour Michel Dinet, espace commun pour Jean-Pierre Masseret, l'importance de Val de Lorraine s'explique évidemment par son positionnement entre Metz au Nord et Nancy au Sud. Il constitue le lien cimentant les deux agglomérations pour permettre la constitution, à terme, d'une métropole à dimension européenne. «Aujourd'hui, les liens sont irréguliers entre Nancy et Metz. Atteindre une taille critique, rattacher le Sud de la Lorraine au développement de l'ensemble de la région pour que nous ne devenions pas les vassaux du Luxembourg, animent l'ensemble de nos actions au niveau économique», appuie l'élu. Le territoire possède des infrastructures exceptionnelles, avec l'autoroute A31, le port de Frouard sur la Moselle, la proximité immédiate de l'aéroport régional et de la gare TGV et, demain, la gare d'interconnexion de Vandières.




Succès des zones d'activité

Comme son positionnement géographique, ces équipements attirent les entreprises, comme l'attestent les succès des zones d'activités du Parc Eiffel énergie et d'Atton (ALSF, Wolseley, Match), tournée vers la logistique. Des réserves foncières importantes existent cependant. Par exemple, les 550ha de l'ancienne base aérienne 136 de Rosières. «Ils seront tournés vers les industries de valorisation des déchets, souligne Olivier Jacquin. Et une partie sera restituée au foncier agricole.» Parmi ces entreprises, figurent de grandes unités de production comme Saint-Gobain Pont-à-Mousson, Délipapier, Crown bevcan France et Manoir industries, mais aussi des PME novatrices et à la croissance dynamique comme 3E international, Novasep, MS techniques, Technotol ou Dupont medical.




Près du tiers des emplois industriels

Alors qu'hier l'espace était dominé par les usines sidérurgiques, le tissu s'est aujourd'hui diversifié, conservant cependant une couleur industrielle marquée, pas tant en terme de nombre d'établissements que de nombre de salariés. Le territoire compte ainsi 7.500 emplois industriels, soit 29% de ses salariés, même si les récentes difficultés d'UPM Raflatac, Philips ou Gouvy entament cette proportion. Les services, la filière médicale, l'agroalimentaire (Silo de Frouard, brasseries de Champigneulles et de Pont-à-Mousson), l'électronique et les scieries des Trois-vallées complètent le portrait d'un territoire sur lequel plane l'ombre bienveillante de Jacques Chérèque.

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